Majid Adineh, arrêté lors des manifestations de janvier 2026 à Mohammadshahr (Karadj), a été exécuté aux premières heures du dimanche 23 août, alors que des détails essentiels concernant son interrogatoire, la procédure judiciaire, les éléments de preuve et l’accès à un avocat de son choix n’ont toujours pas été rendus publics.
Majid Adineh avait été arrêté le soir du 9 janvier 2026, lors de la répression des manifestations, par les services de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans la province d’Alborz. L’appareil judiciaire du régime iranien a affirmé que des armes, des munitions et d’autres équipements avaient été saisis lors de son arrestation.
Adineh a nié avoir utilisé une arme, affirmant qu’il s’était rendu sur place pour acheter des vêtements. Néanmoins, la justice iranienne a soutenu que des analyses médico-légales indiquaient qu’une arme à feu avait été utilisée les 8 et 9 janvier. Les résultats des tests de détection de résidus de poudre, les analyses d’empreintes digitales et les autres éléments de preuve invoqués par le tribunal n’ont pas été rendus publics.
Le régime iranien exécute Ghaem Hosseini : cinquième exécution liée à l’affaire de la place Alikhani #IranHumanRightshttps://t.co/15bgqLLP89
— Iran Focus (@Iran_Focus) August 21, 2026
Les chefs d’accusation retenus contre lui comprenaient notamment : « action opérationnelle en faveur de gouvernements hostiles », « *moharebeh* (guerre contre Dieu) par incendie volontaire », « rassemblement et collusion contre la sécurité intérieure », « propagande contre le régime » ainsi que la détention illégale d’armes et de munitions.
Le Tribunal révolutionnaire de Karaj l’a condamné à mort et a ordonné la confiscation de tous ses biens. Selon l’organe de presse de la justice iranienne, la condamnation a été confirmée par la Cour suprême après appel. Toutefois, les dates exactes du prononcé et de la confirmation de la peine, le lieu de l’exécution ainsi que les détails des audiences n’ont pas été divulgués.
Il n’est pas non plus établi à quel moment l’avocat de Majid Adineh est intervenu dans le dossier, ni dans quelle mesure il a eu accès aux éléments de preuve et aux rapports d’expertise médico-légale.
L’exécution de Majid Adineh a eu lieu moins de huit mois après son arrestation, alors qu’une part importante des preuves sur lesquelles s’est appuyée la justice iranienne, ainsi que les détails de la procédure judiciaire, demeurent inaccessibles au public et aux organisations indépendantes de défense des droits humains. Ces zones d’ombre soulèvent de sérieuses inquiétudes quant au respect de son droit à la défense et à l’application des normes d’un procès équitable dans son affaire.

