Iran Focus : 19 décembre Le chef du Croissant rouge iranien, Ahmad-Ali Nourbala, est impliqué dans le trafic et la vente illégale de matériel et de biens destinés aux survivants du séisme de Bam (dans le sud-est de l’Iran).
Des autorités du gouvernement iranien ont à plusieurs reprises annoncé divers chiffres pour le nombre des victimes du tremblement de terre qui avait frappé Bam il y a presque un an. Certains chiffres officiels atteignaient les 70.000.
Sur ordre du chef du Croissant Rouge, des centaines de camions chargés de secours avaient été détournés de Bam vers des entrepôts de Téhéran. Les produits avaient ensuite été bradés dans le quartier de Behecht-Zahra, dans le sud de Téhéran.
Lopinion publique en Iran a vivement critiqué la manière dont les autorités ont réagi au séisme, les accusant de bloquer l’aide étrangère et de chercher à dissimuler la véritable ampleur du désastre.
Dans les jours qui avaient suivi la tragédie, de nombreux secouristes étrangers s’étaient plaints des restrictions imposées pour accéder au site.
Près dun an après le désastre, la majorité des survivants vivent toujours dans des tentes et des maisons préfabriquées.
Des lanternes, des torches, des couvertures, des tentes, des pots, des casseroles et des trousses de premiers secours se trouvent parmi les biens de secours détournés de Bam et revendus à Téhéran. Les habitants ont affirmé avoir vu sur les marchés de la capitale des marchands vendant du riz dans des sacs portant la mention de secours alimentaires pour les survivants de Bam.
Dans une récente interview avec un journal gouvernemental, Nourbala, le chef du Croissant Rouge avançait que cet instance avait « investi 12 milliards de tomans dans le désastre de Bam » et qu’il pouvait désormais collecter des fonds en vendant les produits qui « ne servaient plus ».

