Les médias iraniens ont rapporté qu’une résolution visant à rétablir l’accès international à Internet a été officiellement transmise pour mise en œuvre.
Les médias nationaux iraniens ont indiqué qu’une résolution émanant du Quartier général de la direction et de l’organisation du cyberespace — visant à rétablir l’accès à Internet à son état antérieur au mois de janvier — a été transmise par le président du régime iranien, Masoud Pezeshkian, au ministère des Communications, en vue de son exécution.
CITNA, un site d’information spécialisé dans les technologies de l’information, a écrit dans la soirée du lundi 25 mai : « La résolution du Quartier général de la direction et de l’organisation du cyberespace, visant à rétablir Internet à son état d’avant janvier, a été transmise il y a quelques minutes par le président au ministère des Communications pour mise en œuvre. »
Quelques heures avant la publication de ce rapport, ce même média avait cité une source informée affirmant que le Quartier général de la direction et de l’organisation du cyberespace — présidé par Mohammad Reza Aref, premier vice-président du régime — avait tenu une réunion et approuvé le rétablissement de l’accès à Internet à son état antérieur à janvier 2026.
Les détails de cette décision, le calendrier de sa mise en œuvre, ainsi que la question de savoir si elle impliquera un rétablissement total de l’accès international à Internet ou simplement une levée partielle de certaines restrictions, n’ont pas encore été annoncés.
L’agence de presse Fars, affiliée au régime iranien, a également cité une source informée selon laquelle le rétablissement de la connectivité Internet internationale a été approuvé par neuf voix contre trois, et attend désormais l’approbation finale du chef du gouvernement.
Les médias affiliés aux Gardiens de la révolution s’opposent au retour des profiteurs derrière le projet « Internet Pro »
Mohammad Sarafraz, membre du Conseil suprême du cyberespace, a déclaré le samedi 23 mai que des équipements destinés à la fermeture permanente d’Internet avaient été achetés en Chine et importés en Iran.
Il a ajouté que des opérateurs affiliés au Conseil suprême du cyberespace sont impliqués en coulisses dans l’approbation du plan « Internet Pro », et que les bénéficiaires des coupures d’Internet sont très actifs sur le marché de la vente de VPN et de services Internet spécialisés.
Ali Yazdikhah, vice-président de la Commission culturelle du Majlis (le Parlement iranien), avait déclaré le 21 mai que les hautes autorités étaient parvenues à la conclusion que le rétablissement d’Internet n’était pas dans l’intérêt de tous.
Il a ajouté que la population ne rencontrait pas de problèmes majeurs liés aux coupures d’Internet et que l’accès avait été accordé aux groupes jugés nécessiter un accès international au réseau. L’adoption de cette résolution intervient alors que la population iranienne a subi au moins 109 jours de coupures d’Internet ou de restrictions sévères depuis le début de l’année 2026.
Ces derniers mois, les restrictions imposées à l’accès international à Internet sont devenues l’une des pressions les plus lourdes pesant sur les citoyens et les entreprises du secteur numérique ; par ailleurs, des informations ont fait état de discussions concernant des scénarios pour un rétablissement progressif de l’accès à Internet.
Ces évolutions ont coïncidé avec des rapports signalant l’inactivité du Conseil suprême du cyberespace.
Ezzatollah Zarghami, membre du Conseil suprême du cyberespace du régime iranien, a déclaré dans une interview accordée au journal *Shargh* le 19 mai que les décisions relatives aux coupures d’Internet n’avaient pas été prises par le Conseil et que cette instance n’avait pas tenu de réunion depuis près d’un an.
Cette coïncidence a alimenté les spéculations selon lesquelles l’autorité décisionnelle sur les questions liées à Internet et au cyberespace aurait été transférée à des institutions nouvellement créées — un domaine qui est devenu, ces derniers mois, l’un des enjeux les plus sensibles pour la sécurité, l’économie et la société iraniennes.

