IranIran (actualité)Des groupes « terroristes » iraniens

Des groupes « terroristes » iraniens

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Washington Times, 4 décembre – Par Dick Armey* – Alors que le débat fait rage au sujet de la réponse adéquate aux sérieuses menaces que le régime de Téhéran fait peser sur notre sécurité nationale, il est grand temps que le Congrès, l’administration Bush et les candidats aux prochaines élections présidentielles remettent en cause une politique paradoxale qui entrave inutilement nos actions face aux menaces iraniennes.

D’un coup de stylo, le secrétaire d’Etat pourrait, et devrait, rayer les Moudjahidine du peuple (OMPI) et le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) de la liste des organisations terroristes étrangères.

Cette action simple mais déterminante peut faire basculer la situation au détriment du régime iranien et, en même temps, envoyer ce signal fort aux Iraniens épris de liberté que nous soutenons un Iran modéré, laïque et démocratique.

Trop souvent, nos choix pour l’Iran ont été limitées aux deux options suivantes : soit « traiter » avec les mollahs de Téhéran et poursuivre une diplomatie infructueuse, soit déclencher une autre guerre onéreuse. Mais il existe une troisième option beaucoup plus pertinente qui a été jusque là négligée : soutenir les partisans de la démocratie, en enlevant le nom de la Résistance iranienne de la liste des organisations terroristes. Dès le départ, le nom de ces résistants n’aurait jamais du être mis sur cette liste.

Dans une action impressionnante et décisive, l’administration Bush a dévoilé en octobre 2007 un gros paquet de sanctions contre le régime iranien. La pièce maîtresse a été la désignation tant attendue du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de son unité d’élite la « Force Qods », comme des parrains du terrorisme international.

Ces sanctions américaines unilatérales vont faire comprendre au régime iranien que nous sommes sérieux dans notre opposition à son dangereux programme nucléaire et à son soutien au terrorisme qui a déjà fait de nombreuses victimes parmi les troupes américaines servant en Irak et en Afghanistan. Comme l’a dit la Secrétaire d’État Condoleezza Rice, « il est temps que l’Iran paye un prix plus élevé pour son comportement irresponsable. » Mais jusqu’à présent, les dirigeants iraniens affirmaient ne pas avoir peur de nouvelles sanctions. Le président Vladimir Poutine a été ouvertement hostile à de nouvelles sanctions. Par ailleurs, il est certain que nous ne pouvons pas compter sur la coopération de la Chine dans ce domaine. Alors, à part recourir à des frappes militaires, comment peut-on augmenter un peu plus la pression sur les mollahs de Téhéran pour qu’il entende notre message? Pour commencer, nous devrions tout faire pour renforcer nos alliés naturels (ou au moins les ennemis de nos ennemis), c’est-à-dire, le mouvement d’opposition qui œuvre en faveur de la démocratie en Iran.

Qui sont l’OMPI et le CNRI? Et pourquoi le régime iranien va-t-il aussi loin pour tenter de les étouffer et les discréditer? Depuis le début de la Révolution iranienne, l’OMPI s’est opposée aux politiques extrémistes du régime des mollahs, avec son message cohérent en faveur de la démocratie, de la modération et des réformes. Les mollahs qui règnent en Iran ne veulent pas que ce message de l’OMPI soit entendu par le peuple iranien. Mais dans une contorsion étrange de la politique américaine, l’OMPI a été taxée par notre Département d’Etat d’organisation terroriste étrangère. L’OMPI a été pour la première fois inscrite sur la liste en 1997 par l’administration Clinton. Cette inscription s’est faite à la suite des demandes insistantes du régime de Téhéran et a été en réalité une concession futile faite au soi-disant « modérés » au sein du régime iranien.

L’OMPI est l’une des principales sources de renseignements sur les Gardiens de la Révolution et sur la Force Qods (…) Ce groupe a été crédité par l’administration Bush comme le premier à avoir révélé l’existence des installations nucléaires secrètes iraniennes à Natanz (… ) L’OMPI a joué un rôle très important dans une campagne de pétition dans laquelle 300.000 musulmans chiites du sud de l’Irak ont signé une déclaration condamnant le régime iranien pour les violences perpétrées par ce régime en Irak. L’OMPI et le CNRI sont actuellement en train d’œuvrer, à travers leur vaste réseau en Iran, pour promouvoir un message de changement démocratique et pacifique.

Il y a là quelque chose qui dépasse l’entendement. Les États-Unis ont désigné le CGR et la Force Qods comme leurs ennemis. Pourtant, dans le même temps, le gouvernement américain continue de maintenir sur sa liste des organisations terroriste l’OMPI et le CNRI qui sont des combattants de la liberté. Ainsi, de façon totalement bizarre, nos amis sont traités de la même manière que nos pires ennemis.

L’OMPI et le CNRI ont toujours lutté contre les Gardiens de la révolution et la Force Qods. Dans cette lutte, ils ont beaucoup souffert, 20.000 membres de l’OMPI, qui ont été principalement de jeunes gens, ont été exécutés par le régime iranien.

A la suite de la récente désignation des organes du régime iranien comme des entités terroristes, nous devons supprimer le nom de l’OMPI et du CNRI de la liste noire des organisations « terroristes ». Nous devons ainsi montrer que nous sommes capables de distinguer qui sont nos ennemis et qui sont nos amis.

(*Ancien dirigeant de la majorité à la Chambre des Représentants, Dick Armey est le président de « Freedom Works Foundation »).

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