IranDroits de l'hommeInflation à 18,4% pour l'année iranienne écoulée

Inflation à 18,4% pour l’année iranienne écoulée

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AFP, Téhéran, 6 avril – Le taux d’inflation en Iran pour l’année iranienne terminée le 19 mars 2008 s’est fixé à 18,4%, selon des chiffres de la Banque centrale, alors que le ministre de l’Economie a reconnu que le gouvernement avait « échoué » à le réduire.

Ce taux, publié dimanche sur le site internet de l’institution bancaire, indique une accélération de la hausse des prix sur l’année écoulée, le taux pour l’année iranienne terminée le 20 mars 2007 ayant été de 13,5%.

La Banque centrale avait prévu en mai dernier que le taux d’inflation atteindrait 17% pour l’année iranienne 2007-2008.

De nombreux experts économiques ont mis en doute les chiffres officiels de la hausse des prix, qui est selon eux supérieure dans la réalité.

Le ministre de l’Economie, Davoud Danesh Jaafari, a admis dimanche que « malgré le rapport de la Banque centrale sur le fait que les performances du gouvernement en matière économique ont été positives, le plan du gouvernement de réduire le taux d’inflation ne s’est pas matérialisé ».

« Le gouvernement a échoué à contrôler l’inflation dans l’année (iranienne, ndlr) écoulée », a-t-il dit, cité par l’agence Irna.

Cette inflation est causée par une injection massive dans le circuit économique de fonds publics, rendue possible par la hausse des revenus de la vente du pétrole.

Le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a largement puisé dans cette cagnotte pour financer des projets d’infrastructures à travers le pays, gonflant la masse monétaire en circulation de près de 40% chaque année depuis son élection en juin 2005.

Le président n’en pas pas moins fait porter la responsabilité de la hausse des prix sur des « facteurs extérieurs », indépendants de sa politique.

Des rumeurs dans les médias ont fait état d’un limogeage imminent de M. Danesh Jaafari par M. Ahmadinejad.

Le porte-parole du gouvernement Gholam Hossein Elham a démenti samedi, en qualifiant ces rumeurs de « geste destiné à saper les plans économique et monétaire du gouvernement pour la nouvelle année ».

Dans des propos rapportés par la télévision d’Etat, M. Danesh Jaafari a adopté une position plus ambiguë en expliquant que le gouvernement avait déjà fait l’objet de telles rumeurs sur la démission de responsables, « qui sont parfois devenues réalités ».

Cinq ministres ont déjà été remplacés dans le gouvernement de M. Ahmadinejad depuis son élection.

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