IranNucléaireL'Iran poursuit sans relâche l'enrichissement d'uranium

L’Iran poursuit sans relâche l’enrichissement d’uranium

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"La République islamique d’Iran poursuit sans relâche l’enrichissement", a déclaré à la radio-télévision nationale Ali Asghar Soltanieh, représentant de l’Iran à l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).

Soltanieh a aussi fait valoir que les activités nucléaires iraniennes, que les Occidentaux soupçonnent d’avoir pour but de doter le pays d’un arsenal atomique, se déroulaient sous la surveillance vidéo permanente de l’AIEA et que les visites de l’agence onusienne étaient régulières.

Des diplomates ont dit vendredi que les "six" – les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne – avaient proposé à l’Iran des pourparlers préliminaires sur ses activités nucléaires s’il gelait pendant six semaines sa capacité d’enrichissement de l’uranium à son niveau actuel en échange d’un gel des nouvelles sanctions envisagées à son encontre.

Ces discussions préliminaires permettraient de poser les bases de négociations formelles sur la mise en oeuvre des mesures incitatives proposées par les "six", présentées la semaine dernière par le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, Javier Solana.
Parmi ces mesures incitatives figure notamment l’aide au développement du nucléaire civil.

Samedi, l’Iran semblait rejeter ces conditions préalables.
"Il a déjà été dit que la suspension des activités et la suspension de l’enrichissement (d’uranium) n’est pas logique ni acceptable, et qu’en aucun cas la poursuite des négociations ne sera fondée sur une suspension de l’enrichissement", a dit le porte-parole du gouvernement Gholamhossein Elham.

Selon les termes de cette proposition "gel contre gel", l’Iran serait tenu de ne pas accroître ses capacités d’enrichissement d’uranium pendant les six semaines de discussions préliminaires.

La République islamique dispose aujourd’hui de quelque 3.600 centrifugeuses, contre 300 il y a seulement deux ans.
En échange, les "six" renonceraient, pendant ces six mêmes semaines, à adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran, pour lesquelles militent les Etats-Unis.

"ISRAËL EST DANGEREUX"

Jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères a fait savoir que son pays étudierait la dernière proposition des "six" tout en excluant d’interrompre le programme nucléaire, réaffirmant que celui-ci n’a pour objectif que de produire de l’électricité.

Téhéran a toujours rejeté les conditions préalables des "six", qui souhaitent la suspension du programme nucléaire iranien avant de négocier la mise en oeuvre des mesures incitatives.

Ces refus répétés ont conduit les Nations unies à adopter trois trains de sanctions économiques et diplomatiques limitées depuis 2006.

Si les membres des "six" disent privilégier la voie diplomatique pour faire plier l’Iran, les Etats-Unis n’excluent pas une offensive militaire.

Vendredi, le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradeï, a mis en garde les grandes puissances contre une intervention militaire, menaçant de démissionner si elle était lancée.

"Je ne pense pas que ce que je vois aujourd’hui en Iran soit un danger actuel, grave et pressant. Si une attaque militaire était opérée contre l’Iran en ce moment (…), cela me mettrait dans l’impossibilité de poursuivre ma tâche", a-t-il dit, jugeant qu’une frappe contre l’Iran serait "la pire des choses".

La Russie a aussi fait part vendredi de son opposition à une intervention armée.

Le New York Times a cité vendredi des responsables américains évoquant la conduite d’exercices militaires en Israël comme une probable répétition avant un bombardement de l’Iran.
Réagissant à ces informations, le porte-parole du gouvernement iranien a qualifié samedi Israël de "régime dangereux". "Cela accrédite la perception (d’Israël) par la République islamique d’Iran comme un régime dangereux et un obstacle à la paix et au calme dans la région et dans le monde", a-t-il dit.

Israël, qui passe pour être la seule puissance nucléaire du Proche et du Moyen-Orient, a plusieurs fois déclaré qu’un Iran nucléaire serait une menace pour son existence.

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