Selon l’agence de presse officielle ISNA, 13 provinces iraniennes seront fermées jeudi 11 juillet en raison de ce qu’elle appelle un « déséquilibre entre la production et la consommation d’électricité ainsi que la hausse des températures et une consommation record ».
Comme l’a rapporté l’ISNA, les provinces de Semnan, Zanjan, Khuzestan, Qom, Bushehr, Markazi, Ispahan, Yazd, Sistan-Balouchestan, Chaharmahal et Bakhtiari, Kerman, Khorasan du Sud et Lorestan seront fermées jeudi en raison de la pénurie d’électricité.
Cette agence de presse officielle a écrit que la demande de consommation d’électricité en Iran a atteint plus de 77 gigawatts et qu’avec l’augmentation prévue de la température, la tendance de la consommation devrait continuer à augmenter.
Selon ce rapport, pour éviter des pannes généralisées et des coupures d’électricité programmées dans les 13 provinces, jeudi a été déclaré jour férié afin qu’« en réduisant la consommation électrique dans les bureaux, il soit possible de gérer le réseau et d’éviter les pannes ».
La société Tavanir (Iran Power Generation, Transmission, and Distribution Management Company) a envoyé un SMS d’avertissement à l’échelle nationale aux abonnés le lundi 8 juillet, et un avertissement de consommation pour Téhéran a également été émis mercredi.
A cet égard, selon le Club des jeunes journalistes (YJC) du régime, l’électricité de 65 abonnés administratifs à forte consommation de Téhéran a été coupée en raison de leur refus de réduire leur consommation électrique.
Ces derniers jours, de nombreuses manifestations ont eu lieu sur les réseaux sociaux concernant les pannes de courant dans plusieurs villes d’Iran.
Dans ce contexte, selon les chaînes Telegram, les habitants de « Kuye Mashali » à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, n’ont pas d’électricité 12 heures par jour, alors que la ville « est aux prises avec une chaleur insupportable au-dessus de 50 degrés Celsius ».
Selon ce rapport, les coupures de courant fréquentes et inopinées ont perturbé la vie quotidienne des habitants d’Ahvaz.
Les pannes de courant se produisent malgré le fait que Homayoun Haeri, vice-ministre de l’Énergie chargé de l’électricité et des affaires énergétiques, ait déclaré à l’ISNA le 4 mai qu’« avec les mesures et la planification en place et la coopération des abonnés du secteur de l’électricité, nous n’aurons pas de coupures de courant cette année ».
Cependant, à la mi-juin, le vice-ministre de l’Industrie, des Mines et du Commerce a annoncé dans une lettre adressée au ministre que les restrictions sur l’électricité pour les industries seront intensifiées cet été et que, par conséquent, les activités d’industries telles que l’acier et le ciment seront gravement perturbée, entraînant finalement une réduction de la production et une augmentation des prix.
L’agence de presse officielle ILNA a également publié une lettre de Reza Mohtashamipour, vice-ministre de l’Industrie, des Mines et du Commerce, adressée au ministre, déclarant : « La capacité électrique nominale du pays a atteint 90 000 mégawattheures, et bien que nous n’avons pas encore abordé les mois chauds de l’année, la pointe de consommation électrique a atteint 70 000 mégawatts.»
Pendant ce temps, le site Internet du régime Khabar Online a rapporté que les coupures de courant dans certaines zones centrales de Téhéran ont atteint quatre heures.
Khabar Online a souligné que les années précédentes, avec le début de la saison chaude, la durée maximale des coupures de courant était de deux heures, et c’est la première fois que les résidents subissent des coupures de courant de près de quatre heures.
Selon les médias, les pannes de courant sont devenues un problème majeur pour les industries, provoquant des protestations de la part des propriétaires industriels.
Des rapports indiquent qu’hier, l’électricité de l’usine automobile SAIPA a également été coupée pendant au moins cinq heures, provoquant de graves problèmes dans le processus de production, laissant les travailleurs inactifs et incertains pendant des heures.
Selon des informations publiées, des pannes de courant consécutives dans le centre industriel de Téhéran, Jaddeh Makhsous (route spéciale), qui abrite de nombreuses usines anciennes et établies de longue date, ont causé des problèmes majeurs aux industries.
L’agence de presse officielle ILNA, citant le vice-président de la Commission de l’industrie de la Chambre de commerce iranienne, a écrit que les coupures de courant d’un jour par semaine dans les villes industrielles du pays s’étendent sur un deuxième jour.
Le journal du régime Donya-e-Eqtesad a rapporté mercredi que les pannes de courant causent de graves dommages aux industries, et que chaque fois que les industries sont allumées et éteintes, cela prend environ 24 heures, chaque panne de courant de 24 heures causant des dégâts accrus.
Donya-e-Eqtesad a souligné la demande du secteur privé au gouvernement de déplacer à vendredi la coupure de courant d’un jour par semaine et a écrit que les responsables du ministère de l’Énergie ont informé les propriétaires industriels que « résoudre ce problème ne relève pas du ministère de l’Énergie, l’autorité de l’énergie et les agences de sécurité contrôlent ce secteur.»
Les experts considèrent le manque de planification et de comportement en dehors des cadres économiques dans les questions de développement comme le principal facteur de déséquilibre du secteur énergétique et estiment qu’avec ce mode de gouvernance, il n’y a aucun espoir d’amélioration des conditions.

