Le département du Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions à 35 entités et navires pour leur implication dans la contrebande de pétrole iranien vers les marchés étrangers.
Le mardi 3 décembre, le Trésor américain a décrit cette mesure dans un communiqué comme faisant partie d’une pression accrue sur la « flotte fantôme » de l’Iran.
Le terme « flotte fantôme » fait référence à un réseau de pétroliers et de compagnies maritimes qui violent les sanctions occidentales en faisant passer du pétrole iranien en contrebande et en le livrant à des clients étrangers.
Selon le Trésor américain, les tactiques utilisées par le réseau iranien de contrebande de pétrole comprennent la falsification de documents, la falsification des systèmes de suivi des navires et le changement fréquent des noms et des pavillons des navires.
Le communiqué a noté l’attaque de l’Iran contre Israël le 1er octobre et les rapports sur l’augmentation des activités nucléaires du régime iranien, soulignant que les nouvelles sanctions américaines imposeraient des coûts supplémentaires au secteur pétrolier iranien.
Le Trésor américain a déclaré que le régime iranien utilise les revenus du pétrole pour faire avancer son programme nucléaire, améliorer ses capacités de missiles et de drones avancés et financer les activités terroristes de ses mandataires régionaux.
Ces dernières années, les États-Unis ont imposé à plusieurs reprises des sanctions à des personnes et des entités liées au régime iranien, ainsi qu’à des pays comme la Syrie, le Liban et le Yémen.
Dans ce contexte, le 14 novembre, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) des États-Unis a imposé des sanctions à 26 personnes, entités et navires associés à la société syrienne Al-Qatirji, un soutien financier de la Force Qods du CGRI et des Houthis du Yémen.
Le Trésor américain avait noté que la société Al-Qatirji, par la vente de pétrole iranien à la Syrie et à la Chine, générait des centaines de millions de dollars de revenus pour la Force Qods du CGRI et les Houthis yéménites.
Selon le communiqué, la société Al-Qatirji, précédemment sanctionnée par les États-Unis pour avoir facilité les ventes de pétrole entre le gouvernement de Bachar al-Assad et le groupe terroriste ISIS en Irak et en Syrie, est devenue « l’un des principaux canaux » de génération de revenus pour la Force Quds du CGRI et ses mandataires régionaux.
Bradley T. Smith, sous-secrétaire par intérim au terrorisme et au renseignement financier au Trésor américain, a déclaré : « Le régime iranien s’appuie de plus en plus sur des partenaires commerciaux clés comme la société Al-Qatirji pour soutenir ses activités déstabilisatrices et son réseau terroriste dans la région. »
Il a souligné que les États-Unis continueront de prendre toutes les mesures possibles pour limiter la capacité du régime iranien à tirer profit des stratagèmes illégaux qui lui permettent de mener des politiques dangereuses dans la région.
Ces dernières années, l’Union européenne, le Royaume-Uni et l’Australie ont également imposé des sanctions au régime iranien.

