La coupure généralisée d’internet en Iran a empêché toute communication avec la population à l’intérieur du pays. Dans ce contexte, les informations précises sur la situation des citoyens en temps de guerre ne sont pas publiées, et les récits du régime ne sont pas considérés comme fiables par le public.
Depuis jeudi 19 juin, l’accès à internet en Iran est totalement coupé, empêchant toute couverture indépendante de la situation actuelle par les journalistes et les citoyens-reporters.
Depuis jeudi, internet est presque totalement coupé dans tout l’Iran. Il ne s’agit pas d’une simple perturbation technique, mais d’un acte délibéré et organisé du régime iranien.
Alors que le régime iranien n’a même pas déclenché les sirènes d’alerte aérienne pour ses citoyens, il a procédé à une coupure totale d’internet, seul moyen de communication, de sensibilisation et même de sauvetage.
D’autre part, les Iraniens vivant à l’étranger sont désormais confrontés à de sérieux obstacles pour communiquer avec leurs familles restées au pays, et la situation de guerre actuelle a intensifié la détresse psychologique causée par cette coupure. Les restrictions d’accès à Internet en Iran se sont renforcées à partir du mardi 17 juin.
Alors que la police des FATA (unité de lutte contre la cybercriminalité et les mœurs) a affirmé que la perturbation était due à des « cyberattaques », de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux estiment que le régime iranien a délibérément restreint l’accès des citoyens à un Internet ouvert afin d’empêcher la diffusion d’informations précises sur les événements récents.
Le régime iranien a déjà utilisé les coupures d’Internet comme outil de répression.
Lors des manifestations de novembre 2019, qui ont fait plus de 1 500 morts, l’accès à Internet mondial en Iran a été totalement coupé pendant plusieurs jours.
De même, lors du soulèvement national de 2022, de nombreuses régions du pays ont connu des coupures d’Internet ou des restrictions sévères à plusieurs reprises.

