Le département du Trésor américain a annoncé vendredi une nouvelle série de sanctions contre l’Iran, visant une importante raffinerie chinoise et une quarantaine de compagnies maritimes et navires associés à ce qui est qualifié de flotte parallèle iranienne.
Selon le département, la raffinerie pétrochimique Hengli de Dalian, l’un des plus gros acheteurs de pétrole brut et de produits pétroliers iraniens, est visée par ces sanctions. Parallèlement, une autorisation générale a été délivrée afin de permettre la cessation progressive des transactions impliquant cette entreprise, laissant ainsi aux parties concernées le temps de se retirer des relations commerciales.
L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor a également annoncé des sanctions contre près de quarante compagnies maritimes et navires impliqués dans le réseau de transport pétrolier iranien. Ce réseau est considéré comme faisant partie de la flotte parallèle utilisée pour contourner les sanctions et transporter du pétrole.
L’administration du président américain Donald Trump avait également sanctionné plusieurs raffineries chinoises indépendantes, dites « raffineries en pot de thé », l’année dernière. Ces mesures ont imposé des restrictions à ces raffineries, notamment des difficultés d’approvisionnement en pétrole brut iranien et les obligeant à commercialiser leurs produits raffinés sous d’autres appellations.
Les raffineries de type « théière » représentent environ un quart de la capacité de raffinage chinoise et fonctionnent avec des marges bénéficiaires faibles, voire négatives. Ces derniers mois, elles ont également subi une pression accrue en raison du recul de la demande intérieure.
L’agence Reuters a rapporté que ces sanctions, en gelant les avoirs de ces entités aux États-Unis et en interdisant aux citoyens américains de faire affaire avec elles, ont également dissuadé certains grands raffineurs indépendants d’acheter du pétrole iranien. Selon les données de Kpler pour 2025, la Chine achète plus de 80 % du pétrole iranien exporté.
Parallèlement, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé que plusieurs portefeuilles de cryptomonnaies liés à l’Iran avaient également été sanctionnés. Il a écrit sur la plateforme de médias sociaux X que l’OFAC avait gelé 344 millions de dollars en cryptomonnaies grâce à ces mesures. Bessent a souligné qu’ils surveilleront les flux financiers que Téhéran tente de faire sortir du pays et cibleront tous les circuits financiers liés au régime iranien.
Ces mesures interviennent alors que Washington, parallèlement au cessez-le-feu existant avec l’Iran, poursuit sa pression économique en intensifiant les sanctions, en restreignant les voies d’exportation et en accentuant la pression sur les ports et les réseaux financiers du régime iranien.

