Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du régime iranien, a déclaré lors d’un entretien avec le radiodiffuseur public autrichien que des contacts indirects se poursuivaient entre Téhéran et Washington, des médiateurs tels que le Pakistan et le Qatar facilitant l’échange de messages entre les deux parties.
M. Baghaei a déclaré : « Les Américains échangent des messages avec nous et, dans les circonstances actuelles, des médiateurs, dont le Pakistan et le Qatar, sont actifs et transmettent des messages entre les parties. »
Il a également souligné qu’il était essentiel de disposer d’un cadre approprié avant d’entamer toute discussion, affirmant que les États-Unis avaient compromis un tel cadre.
M. Baghaei a par ailleurs affirmé : « Des négociations visant à dicter ou à imposer des exigences ne seront certainement pas acceptables pour nous. »
Ces propos faisaient suite à une déclaration faite dimanche, sans plus de précisions, faisant état de « progrès » dans les discussions et les échanges entre Téhéran et Mascate, la capitale d’Oman.
Ses commentaires intervenaient après le départ d’une délégation omanaise d’Iran samedi soir, celle-ci s’étant rendue à Téhéran pour des consultations concernant la gestion du détroit d’Ormuz.
Chute de plus de 5 % des prix du pétrole sur fond d’espoir de poursuite des pourparlers
Alors que les spéculations allaient bon train sur la possibilité d’une poursuite des négociations entre le régime iranien et les États-Unis, et après deux nuits consécutives sans frappe militaire américaine contre l’Iran, les prix du pétrole ont chuté de plus de 5 % à l’ouverture des échanges de lundi sur les marchés asiatiques.
Lors des échanges de lundi matin, le prix du brut Brent a reculé de 5,58 % pour s’établir à 91,38 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a également baissé de 5,46 %, atteignant 84,43 dollars le baril.

