Le Figaro a rapporté les efforts secrets du Hezbollah pour se reconstruire. Il a écrit que, bien que le groupe ait accepté de désarmer au Sud-Liban, il détient toujours des armes dans d’autres zones sous son influence et, avec l’aide d’agents du régime iranien et d’une vaste restructuration interne, reconstruit secrètement son organisation.
Un membre du Hezbollah a déclaré au Figaro qu’après la mort d’Hassan Nasrallah, personne n’a répondu au téléphone pendant dix jours. Nous étions comme un corps dans le coma. Seules les unités du sud ont continué d’opérer dans le cadre du protocole d’urgence établi pour la disparition du chef.
Selon le rapport, environ deux semaines plus tard, les forces du régime iranien dirigées par Esmaïl Qaani, commandant de la Force Al-Qods du CGRI, sont intervenues et ont reconstruit la structure militaire du Hezbollah en dix jours, bien que la direction politique du groupe soit restée vacante.
D’après l’enquête du Figaro, environ 1 200 combattants du Hezbollah ont été tués durant cette période. La nouvelle structure du groupe a été formée dans le plus grand secret, s’appuyant sur une génération plus jeune et plus dynamique.
Ali Fayad, député libanais, a déclaré au journal qu’ils disposaient aujourd’hui d’une nouvelle structure militaire hautement secrète. La chaîne de commandement a été raccourcie et personne ne sait qui est responsable de quoi.
Le journal a également rapporté que, malgré le maintien de ses dépôts d’armes dans la plaine de la Bekaa et au nord du Litani, le Hezbollah a décidé de ne pas intervenir en cas d’attaque contre l’Iran. Pendant ce temps, les drones israéliens continuent de survoler les régions frontalières du Liban, et de nombreux villages du sud, dont Naqoura et Alma al-Shaab, sont toujours en ruines.
Malgré plus de 1 500 violations du cessez-le-feu et environ 300 morts au Liban, le Hezbollah n’a jusqu’à présent pas lancé de riposte militaire aux attaques israéliennes. Sa seule action a consisté à verser environ 12 000 dollars pour reconstruire les maisons détruites. Cependant, la crise financière provoquée par l’effondrement du régime de Bachar el-Assad en Syrie a mis à rude épreuve les sources de financement du Hezbollah.
Le Figaro a également évoqué les critiques internes à l’encontre de la direction de Nasrallah, soulignant que ses détracteurs l’accusent d’être entré en guerre par solidarité avec le Hamas, mais d’agir avec trop de prudence.
Le journal souligne que malgré son affaiblissement militaire, le Hezbollah conserve une influence significative sur la structure politique libanaise, détenant 27 sièges au Parlement et bénéficiant d’un large soutien au sein de la population chiite.
Un diplomate libanais a déclaré au Figaro que le Hezbollah ne représente plus une menace immédiate pour Israël, mais qu’il demeure puissant au Liban.
Une source des services de renseignement occidentaux, évoquant les activités secrètes du groupe, a déclaré qu’il rampait comme un serpent dans l’obscurité. Il n’a pas disparu ; il attend simplement le bon moment.
En conclusion, Le Figaro écrit que malgré son affaiblissement, le Hezbollah reste debout et reconstruit sa structure de commandement tout en préservant sa base populaire.

