Iran and its NeighboursIrakTéhéran dément la présence de Moqtada Sadr en Iran...

Téhéran dément la présence de Moqtada Sadr en Iran (porte-parole)

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AFP, Téhéran, 18 février – Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a démenti la présence du chef chiite radical irakien Moqtada Sadr en Iran, a rapporté dimanche l’agence Isna.

« Moqtada Sadr n’est pas en Iran », a déclaré M. Hosseini.

C’est la première fois que l’Iran dément officiellement la présence de M. Sadr sur son sol.

« Cela fait partie de la propagande et la guerre psychologique menée par les Etats-Unis en Irak pour faire davantage pression sur l’Iran et c’est sans fondement », a déclaré M. Hosseini.

Jeudi, un conseiller du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, Sami al-Askari avait affirmé que Moqtada Sadr se trouvait en Iran pour un court séjour, démentant que le dirigeant de la puissante milice anti-américaine de l’Armée du Mahdi ait fui la traque des milices en Irak.

« A ma connaissance, il effectue un séjour en Iran. Il s’est souvent rendu en Iran (…) pour un court séjour », avait déclaré M. Askari.

Mardi, plusieurs chaînes de télévision américaines avaient fait état du départ pour l’Iran du chef de l’Armée du Mahdi, puissante milice chiite accusée par les Etats-Unis d’être en grande partie responsable des violences confessionnelles en Irak.

Ces médias liaient ce départ au nouveau plan de sécurité destiné à pacifier la capitale irakienne en matant les milices et les insurgés qui y sévissent.

Le lendemain, le porte-parole de l’armée américaine à Bagdad, le général William Caldwell, avait affirmé que M. Sadr « a quitté l’Irak et il semble qu’il est en Iran ».

L’Armée du Mahdi, qui compte entre 10.000 et 60.000 combattants selon les estimations, a été accusée en décembre dans un rapport du Pentagone d’être « le groupe qui a actuellement l’impact le plus négatif sur la sécurité en Irak ».

Depuis, des pressions croissantes ont été exercées sur la milice, avec notamment l’arrestation d’environ 600 de ses membres.

En janvier, le courant Sadr, qui compte 32 députés sur 275, avait annoncé coup sur coup la fin de deux mois de boycott du Parlement, sa réintégration dans le gouvernement et son appui au nouveau plan de sécurité.

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