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Iran: les violations des droits continuent sous Rohani, avec une vive augmentation des suicides

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Iran Focus: Malgré l’apparence de modération qu’à voulu se donner le nouveau gouvernement d’Hassan Rohani, les atteintes aux droits humains et le cycle des exactions continuent sans relâche en Iran.

Le nombre des exécutions annoncées en 2014 se monte à 132 et le régime n’a pas davantage de clémence envers les femmes. Le 13 février une femme de 45 ans a été exécutée à Roudbar après neuf années de réclusion. Le but est d’intensifier le climat de terreur et d’empêcher tout mouvement populaire.

La répression passe également par l’application de châtiments cruels comme les amputations ou l’arrachage des yeux qui font partie du code pénal médiéval des mollahs au pouvoir en Iran.  Ainsi le 19 février l’agence de presse Mehr a annoncé la condamnation d’un détenu à se faire amputer « une main et un pied ». 

 

Multiplication des suicides face à la répression et la misère en Iran

Alors que des centaines de milliards de dollars des richesses du pays sont dilapidées par le régime dans le projet nucléaire funeste, l’exportation du terrorisme et les menées bellicistes dans les pays de la région comme la Syrie, le chômage, la pauvreté et la corruption bat des records en Iran et ont entrainé une vive augmentation des suicides. 

 


A l’arrivée de Rohani au ministère du Pétrole, un retraité de l’industrie pétrolière s’est immolé
Voici quelques cas de suicides répertoriés récemment : 

– Le 17 février, à l’arrivée d’Hassan Rohani au ministère du Pétrole, un retraité de l’industrie pétrolière s’est immolé par le feu, pour protester contre les conditions de vie catastrophiques des retraités, notamment leur expulsion des logements de service et l’indifférence des autorités à leurs revendications. 

– Le 6 février, un jeune de 27 ans, Arach Pachaï, incarcéré dans la section 4 de Ghezel-Hessar, en banlieue de Téhéran, s’est pendu dans sa cellule après neuf années de calvaire en prison. 

– Le 5 février, la photo du suicide d’un jeune déshérité à Ahwaz dans le sud-ouest de l’Iran, a été largement diffusée. 

– Le 3 février, un homme prénommé Hossein, s’est suicidé par le feu dans la ville d’Ilam, en raison de la dureté de ses conditions de vie. Il était marié et père de trois enfants.

– Le 2 février, un homme de 35 ans, dans la ville de Kangan, de la province de Bouchehr (sud de l’Iran), s’est suicidé chez lui. Sa mort a soulevé une vague d’indignation dans la population locale. 

– Le 1 février, une jeune femme de 29 ans à Andimechk dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran), principale province pétrolière du pays, a mis fin une vie douloureuse en se suicidant après le licenciement de son époux. Elle laisse derrière elle une petite fille de huit ans. 

–  Le 26 janvier, Khosro Heydarian, un employé licencié des aciéries de Mobarekeh près d’Ispahan, protestant contre le chômage et la misère noire, s’est tué en se jetant du 5e étage d’un bâtiment en construction. Dans une lettre écrite et reproduite à une centaine d’exemplaires qu’il avait jetés en sautant dans le vide, on pouvait lire : « Que tout le monde sache que ma mort incombe au grand dirigeant de ce pays, car malgré 14 heures de travail par jour, je n’arrive pas à rembourser mes dettes. »

– Le 21 janvier, une femme d’âge mûr s’est suicidée par le feu devant le commissariat de police de la ville de Mobarakeh près d’Ispahan. N’ayant réussi à faire libérer son fils innocent, elle s’est aspergée d’essence avant de s’immoler pour protester contre son incarcération et sa torture. 

– Le 21 janvier à Téhéran, pour protester contre le vol de ses marchandises par un agent municipal, un jeune vendeur ambulant s’est jeté sous le métro, à la station Golbarg de Téhéran-Pars. La marchandise de ce jeune était son seul moyen de subsistance et qui se montait à 8000 tomans (moins de 3 dollars). Il les avait avertis que s’ils ne lui rendaient pas ses affaires, il se jetterait sur les rails. 

La situation catastrophique du pays ne cesse de se détériorer. Mais en occident, les partisans de la politique de complaisance vis-à-vis du régime propageant l’illusion de « modération » avec Rohani et ferment intentionnellement les yeux sur cet état de fait. Ils participent à prolonger l’enfer des mollahs, avec la répression et une vie de détresse.

 

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