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Le ministère iranien de la Santé sous les projecteurs pour sa gestion calamiteuse de la crise du coronavirus

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Le ministère iranien de la Santé sous les projecteurs pour sa gestion calamiteuse de la crise du coronavirus

Par Pooya Stone

Le ministère iranien de la Santé a récemment été mis sous les projecteurs en raison de la propagation rapide du coronavirus dans le pays, associée à une grave pénurie de médicaments et de matériel médical.

Le président des mollahs Hassan Rohani a imputé le manque de produits médicaux et sanitaires aux sanctions américaines, or ces sanctions ont des exemptions pour l’aide humanitaire et Téhéran a rejeté l’aide des États-Unis et expulsé Médecins sans frontières.

Le Département d’État américain a accusé le gouvernement iranien de corruption, citant les déclarations des responsables du régime concernant la disparition de 1,3 milliard d’euros destinés aux produits médicaux alors que Ghazizadeh était ministre de la Santé.

Ghazizadeh a démissionné en décembre 2018 à la suite d’appels de sa mise en accusation pour plusieurs affaires, dont la corruption.

En novembre 2019, l’actuel ministre de la Santé, Saïd Namaki, a déclaré que personne ne savait clairement qui avait pris l’argent ou à quoi il avait été dépensé, mais d’autres ont déclaré que le département des denrées et des médicaments du ministère était l’organisme corrompu.

Le département est censé acheter des médicaments, du lait en poudre et du matériel médical, étant donné que l’argent qui leur est alloué n’est pas soumis aux sanctions américaines, c’est pourquoi les mollahs acheminent de l’argent par cet intermédiaire.

Lorsque Namaki a pris la direction du ministère de la Santé en février 2019, il a nommé Mehdi Pir Salehi à la tête du département concerné. Pir Salehi est également membre du conseil d’administration de la société pharmaceutique Alborz Daroo. Alborz Daroo est affilié à Barekat Holding, une filiale de la fondation « exécution de l’ordre de l’imam Khomeiny (Setad) », qui appartient au guide suprême des mollahs, Ali Khamenei.

La corruption devient plus claire quand on regarde les membres du conseil d’administration de Barekat.

Le président, Hamid Reza Jamshidi, a été nommé conseiller du ministre de la Santé en mai 2019 et secrétaire du siège national de la gestion du coronavirus en mars 2020

Le vice-président, Nasrollah Fathian, brigadier général des Gardiens de la révolution, est conseiller auprès du ministre de la Santé et coordinateur du QG national de la gestion du coronavirus.

Le PDG, le Dr Akbar Barandegi, est le directeur général de la surveillance des médicaments du département.
Il est difficile de séparer le ministère de la Santé des sociétés pharmaceutiques de plusieurs milliards de dollars de Khamenei. Comment le consultant en achat de médicaments peut-il diriger un groupe pharmaceutique et éviter que ce soit un conflit d’intérêts ?

Il est de notoriété publique que Khamenei des biens évalués entre 95 milliards de dollars ( Reuters en 2013) et 200 milliards de dollars (estimée par l’ambassade des États-Unis à Bagdad en 2019); dont la plupart proviennent de Setad et ont été volés à la population.

Iran New Wire a écrit: « La corruption dans ce riche pays du Moyen-Orient provient du sommet du régime, où le guide suprême iranien contrôle les quatre cinquièmes des richesses du pays. »

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