IranDroits de l'hommeL'Iran : 27 exécutions en janvier

L’Iran : 27 exécutions en janvier

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Avec l’exécution de Javid Dehghan, un prisonnier politique baloutche, le 30 janvier, le nombre d’exécutions en Iran, seulement en janvier, a atteint 27. En outre, le pouvoir judiciaire du régime a prononcé de lourdes et longues peines de prison à l’encontre de prisonniers politiques. Les récentes actions cruelles du régime théocratique prouvent la détérioration des violations des droits humains en Iran et nécessitent un effort international pour empêcher le régime de maltraiter les Iraniens.

Lundi, le tribunal dit « révolutionnaire » du régime à Téhéran a condamné la prisonnière politique Zahra Safaie et sa fille Parastoo Moeini, sur de fausses accusations de « rassemblement et collusion » contre la « sécurité nationale », à 8 et 6 ans de prison, respectivement.

Les deux prisonniers politiques ont été soumis à des tortures physiques et psychologiques depuis leur arrestation en 2020, pour leurs liens présumés avec l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Les autorités du régime ont fait pression sur ces prisonniers politiques, pour leur extorquer des aveux forcés.

Dans une affaire similaire, le pouvoir judiciaire a condamné deux autres militants de l’OMPI, Majid Asadi et Mohammad Amirkhizi, à un an de prison supplémentaire, sur la base de fausses accusations par le ministère du Renseignement et de la Sécurité (VEVAK). Les deux prisonniers politiques étaient sur le point d’être libérés.

Le nombre croissant d’exécutions et de mauvais traitements de prisonniers en Iran, principalement des prisonniers politiques, suggère des violations systématiques des droits humains en Iran, et comment cela est intrinsèquement lié au régime.

Outre les violations des droits humains institutionnalisées et légalisées par le régime, la tendance à la hausse de ces violations pourrait être largement liée à ce qui semble être une « impunité systématique », comme l’ont souligné sept experts des Nations Unies, dans une lettre publiée en décembre 2020.

Dans leur lettre, les experts de l’ONU ont remis en question cette impunité systématique, dont jouissent ceux qui ont ordonné et exécuté le massacre des prisonniers politiques de 1988, selon les experts de l’ONU : « peut constituer un crime contre l’humanité. »

Ils ont souligné qu’à ce jour, « aucun responsable en Iran n’a été traduit en justice et de nombreux responsables impliqués continuent d’occuper des postes de haut rang, notamment dans les principaux organes judiciaires, de poursuite et gouvernementaux chargés de veiller à ce que les victimes reçoivent justice ».

Deux de ces postes de haut niveau sont occupés par Ebrahim Raïssi, l’actuel chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Avaii, l’actuel ministre de la Justice.

Au cours de l’été 1988, sur la base d’une fatwa de Ruhollah Khomeini, le Guide Suprême de l’époque, Raïssi, Avaei et des dizaines d’autres membres des « commissions de la mort » ont exécuté plus de 30 000 prisonniers politiques.

Alors que la Résistance iranienne et de nombreuses organisations de défense des droits humains ont demandé à l’ONU d’intervenir et d’arrêter ce massacre, l’ONU n’a pas agi immédiatement. Cette inaction s’est poursuivie jusqu’à ce jour, les Nations unies et d’autres instances internationales et gouvernements n’ayant pris aucune mesure concrète concernant les violations des droits humains en Iran, et n’ayant fait que condamner oralement ce qui se passe en Iran.

La tendance croissante des violations des droits humains en Iran, en particulier les récentes exécutions de Navid Afkari, le champion de lutte iranien en septembre, et de Mehdi Ali Hosseini, un autre lutteur en janvier, malgré les protestations internationales, suggèrent que le régime ne tient pas compte de ces « condamnations ».

En fait, l’inaction de la communauté internationale concernant le massacre de 1988, a « eu un impact dévastateur sur les survivants et les familles ainsi que sur la situation générale des droits humains en Iran », comme l’affirment les experts de l’ONU.

La récente condamnation du diplomate-terroriste iranien Assadollah Assadi, incarcéré, qui avait tenté de faire exploser le rassemblement de la Résistance en France en 2018, suggère que l’inaction de la communauté internationale a encouragé le régime à étendre ses violations des droits humains et son oppression des dissidents au-delà des frontières iraniennes. Ainsi, mettant également en danger la sécurité des ressortissants occidentaux.

Lors du procès d’Assadi, il a été révélé qu’il avait utilisé sa couverture diplomatique pour diriger un vaste réseau de terrorisme et d’espionnage dans au moins 11 pays européens. Bien qu’il ait été arrêté et condamné, son réseau reste intact, ce qui laisse penser que les menaces du régime en Europe et la possibilité d’autres activités terroristes existent toujours.

Cette menace persistera tant que les dirigeants européens continueront à insister sur une « diplomatie maximale », comme l’a déclaré le 4 février dernier Josep Borrell, chef des services d’action extérieure de l’Europe, dans ses rapports avec le régime.

M. Borrell a appelé à une « diplomatie maximale » le jour où un tribunal belge a condamné le « diplomate » du régime à 20 ans de prison pour terrorisme.

La poursuite du dialogue avec le régime de Téhéran et le fait de fermer les yeux sur son oppression intérieur se sont révélés être un encouragement pour le régime à semer le chaos dans le monde entier.

En d’autres termes, le terrorisme du régime et les violations des droits humain vont de pair. Comme la Résistance iranienne l’a dit à plusieurs reprises, la communauté internationale devrait conditionner toutes ses relations avec le régime à l’arrêt absolu des violations des droits humains en Iran et de l’exportation du terrorisme à l’étranger.

Le dossier du régime iranien sur les exécutions arbitraires, les massacres de prisonniers politiques et les assassinats de manifestants devrait être soumis au Conseil de sécurité des Nations unies, et ses dirigeants devraient être traduits en justice pour quatre décennies de crimes contre l’humanité.

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