IranDroits de l'hommeLe prisonnier politique kurde Farhad Salimi exécuté en Iran

Le prisonnier politique kurde Farhad Salimi exécuté en Iran

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Parallèlement aux vastes efforts civils visant à empêcher l’exécution de Mohammad Ghobadlou, l’un des détenus lors des manifestations nationales de l’année dernière en Iran, qui ont finalement eu lieu aujourd’hui, mardi 23 janvier, des sources d’information ont rapporté l’exécution de Farhad Salimi, un Kurde prisonnier politique.

Selon un rapport de Hengaw du mardi 23 janvier, l’ordre d’exécution de Farhad Salimi, un prisonnier kurde de la ville de Saqqez, dans la province du Kurdistan, a été exécuté dans la prison Ghezel Hesar de Karaj.

Farhad Salimi a mené une grève de la faim pendant trois semaines avant son exécution. La famille de Farhad a attendu deux jours pour lui rendre sa dernière visite, mais les autorités du régime ne leur ont pas permis de le rencontrer.

Le prisonnier politique kurde Farhad Salimi exécuté en IranAuparavant, une organisation internationale de défense des droits de l’homme avait averti que Farhad Salimi, un prisonnier, risquait d’être exécuté. Le dimanche 21 janvier, il a été transféré à l’isolement dans la prison de Ghezel Hesar, dans la province d’Alborz, et se trouvait en « danger imminent d’exécution ».

Les inquiétudes concernant l’exécution de Salim se sont accrues ces derniers jours suite aux exécutions de Qasem Abesteh, Ayoub Karimi et Davood Abdollahi, trois autres prisonniers kurdes exécutés dans des affaires distinctes au cours des trois derniers mois.

Amnesty International a souligné dans un communiqué du 22 janvier que les procès de ces prisonniers avaient été extrêmement inéquitables et accompagnés de torture et d’autres mauvais traitements.

Farhad Salimi et six autres accusés dans cette affaire ont été condamnés à mort par la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Mohammad Moghiseh, en mars 2016.

Anwar Khodari, Kamran Sheikhi, Farhad Salimi, Qasem Abesteh, Khosrow Besharat, Ayoub Karimi et Davood Abdollahi étaient sept accusés qui ont été collectivement condamnés à mort et, à ce jour, trois d’entre eux ont été exécutés.

Amnesty International affirme que les autorités du régime iranien utilisent la peine de mort comme un outil pour réprimer les manifestants, les opposants et les minorités, tout en restreignant l’accès des minorités ethniques et religieuses à l’éducation, à l’emploi et aux positions politiques.

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