Jeudi 17 mai, Amnesty International a envoyé une lettre au chef du pouvoir judiciaire du régime iranien, appelant à l’annulation de la condamnation à mort de Toomaj Salehi.
Amnesty International a souligné que ce rappeur iranien avait été condamné à mort uniquement pour avoir participé aux manifestations nationales de 2022 et publié des contenus critiques sur les réseaux sociaux à l’encontre des responsables du régime iranien. L’organisation affirme que le procès de ce chanteur dissident a été hautement « injuste ».
La lettre prévient que Salehi a été « torturé lors de son arrestation, notamment par des passages à tabac répétés, entraînant des fractures aux mains et à la jambe, et une perte de conscience pendant deux jours ».
Amnesty International, citant de multiples violations des droits humains contre ce prisonnier politique, a demandé au chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, de libérer sans condition Toomaj Salehi et d’enquêter de manière efficace et impartiale sur les allégations de torture portées contre lui.
L’organisation de défense des droits humains conclut la lettre en appelant à ce que des observateurs indépendants aient accès aux procédures judiciaires dans les cas où la peine de mort est prononcée.
Amir Raeesian, l’avocat de Toomaj Salehi, a annoncé jeudi qu’un appel contre la condamnation à mort de son client avait été enregistré auprès de la Cour suprême.
Suite à l’annonce de l’appel de l’avocat de Toomaj Salehi, Ye-One Rhie, députée allemande et sponsor politique de Toomaj Salehi, a qualifié de « scandaleuses » les pressions croissantes exercées sur lui sur son compte X.
Rhie a souligné que Toomaj n’est pas autorisé à contacter son avocat, que ses appels téléphoniques ont été coupés et que ses visites à sa famille sont conditionnées à être filmées. Elle a souligné qu’« ils essaient de le piéger et de le faire paraître faible ».
L’annonce de la condamnation à mort de ce chanteur dissident par le tribunal révolutionnaire a déclenché une vaste vague de protestations mondiales, qui se poursuit encore aujourd’hui.

