Entre le lundi 12 et le jeudi 15 mai, le régime iranien a exécuté au moins 19 prisonniers dans différentes prisons du pays. Parmi les personnes exécutées figuraient deux mineurs délinquants et une femme.
Avec ces exécutions, le nombre de personnes pendues depuis août 2024, sous la présidence de Massoud Pezeshkian, atteint au moins 1 164. Ce chiffre représente le plus grand nombre d’exécutions enregistrées au cours des trois dernières décennies et témoigne d’une intensification sans précédent de la répression et de la violence d’État contre les citoyens iraniens.
Le jeudi 15 mai, deux détenus – Reza Dahmardeh (24 ans) et Mohammad Ebrahim Esfandiari – ont été exécutés dans les prisons de Zabol et de Vakilabad à Mashhad.
Le mercredi 14 mai, cinq prisonniers, dont Hadi Soleimani, 18 ans (qui avait moins de 18 ans au moment des faits), ont été pendus dans les prisons de Ghezel Hesar, d’Urmia et d’Adelabad à Chiraz.
Le mardi 13 mai, Mohammadreza Sabzi (20 ans), qui avait commis le crime à l’âge de 16 ans, ainsi qu’Ebrahim Joghtai et un autre détenu non identifié, ont été exécutés dans les prisons de Malayer, Gonabad et Ghezel Hesar.
Le lundi 12 mai, neuf autres détenus ont été exécutés dans les prisons d’Ispahan, d’Arak et de Ghezel Hesar, dont Mahmoud Hojatzadeh (35 ans), Nemat Piri Zali, Mohammad Abdi, Jalil Azizi et Kourosh Jalili.
L’exécution de mineurs délinquants et de femmes, ainsi que le nombre élevé d’exécutions, reflètent la nature totalitaire du régime iranien, qui s’appuie sur la violence organisée et l’élimination physique pour maintenir son emprise sur le pouvoir.
Rapport d’Amnesty International
Selon le rapport annuel d’Amnesty International publié en mai 2025, l’Iran a enregistré plus de 64 % de toutes les exécutions recensées dans le monde en 2024, avec au moins 972 exécutions.
Plus de la moitié de ces exécutions étaient liées à des infractions liées aux stupéfiants, ce qui constitue une violation du droit international.
De plus, les minorités ethniques comme les Baloutches, qui ne représentent que 5 % de la population iranienne, ont représenté 20 % des personnes exécutées.
Amnesty International a condamné cette tendance, la qualifiant de violation flagrante des droits humains et de recours abusif à la peine de mort pour réprimer la dissidence.
Alors que le régime iranien tente d’instiller la peur par une recrudescence des exécutions, le peuple iranien, par ses manifestations nationales, continue de manifester son rejet de ce régime.

