La grève de la faim collective menée par environ 1 500 détenus du couloir de la mort, dans le quartier 2 de la prison de Ghezel Hesar à Karaj, est entrée dans son treizième jour ce samedi 25 juillet. Alors que la contestation se poursuit, une nouvelle vidéo tournée à l’intérieur de la prison a été diffusée ; on y voit plusieurs détenus brandir des pancartes portant l’inscription « Non aux exécutions » tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre le mouvement.
Selon les informations reçues, cette grève vise à protester contre la poursuite des exécutions capitales et ce que les détenus qualifient d’« intensification des exécutions ». Les grévistes exigent l’arrêt immédiat des exécutions, le respect du droit à la vie et une réponse des autorités à leurs revendications.
La vidéo provenant du quartier 2 de la prison de Ghezel Hesar montre que, près de deux semaines après le début du mouvement, les détenus restent fermes sur leurs positions et ont déclaré qu’ils poursuivraient la grève de la faim tant que leurs revendications ne seraient pas prises en compte.
Parallèlement, des informations en provenance de la prison indiquent que l’état physique de nombreux grévistes s’est considérablement dégradé. Selon des sources bien informées, cette grève prolongée a provoqué une grande faiblesse, une hypotension, une perte de poids, un épuisement et une incapacité physique chez plusieurs détenus ; certains ont perdu une part importante de leur force physique en raison de leur refus de s’alimenter.
L’un des détenus a évoqué les conditions de détention, précisant que nombre de grévistes souffrent d’une grave faiblesse physique après treize jours sans nourriture. Toutefois, malgré la détérioration de leur état, aucun soin médical efficace ne leur a été prodigué à ce jour.
Selon ces mêmes sources, les responsables de la prison de Ghezel Hesar et du service médical pénitentiaire n’ont pris aucune mesure concrète pour examiner ou soigner les grévistes. Malgré la dégradation sévère de leur état physique, aucune équipe médicale n’a été dépêchée pour évaluer leur santé.
Au cours des premiers jours de la contestation, des images montrant plusieurs détenus s’étant cousu les lèvres pour protester avaient également été diffusées ; cet acte avait suscité une large attention dans les médias et sur les réseaux sociaux.

