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Les Etats-Unis refusent de parler de nouvelle bonne volonté iranienne

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AFP, Crawford (Etats-Unis), 5 avril – Les Etats-Unis ont salué jeudi le retour des soldats britanniques dans leur pays, mais ont refusé de parler d’une nouvelle bonne volonté iranienne, continuant au contraire à employer le ton de la fermeté au sujet du nucléaire ou de l’Irak.

La crise à peine résolue, la Maison Blanche a réaffirmé que l’Iran devait renoncer à ses activités nucléaires les plus sensibles, une éventualité tout aussi vite écartée par la République islamique.

Et les Américains ont dit n’avoir aucune intention de libérer cinq Iraniens qu’ils détiennent en Irak et que Téhéran décrit comme des diplomates.

Dans le même temps, les Etats-Unis n’ont pas exclu une rencontre à deux, qui serait un précédent, entre la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki.

De la crise des soldats britanniques, l’administration Bush a préféré, publiquement, retenir leur capture plutôt que leur libération, comme un nouvel exemple que l’Iran est en rupture de ban avec la communauté internationale.

De Crawford (Texas, sud) où il s’est retiré dans son ranch pour Pques, le président George W. Bush a eu une vidéo-conférence avec le Premier ministre britannique, son allié Tony Blair, et « a salué le retour sains et saufs » des soldats dans leur pays. Il a aussi félicité la Grande-Bretagne d’avoir obtenu une solution « pacifique », a indiqué un porte-parole, Gordon Johndroe.

Mais M. Johndroe a refusé de créditer l’Iran d’une nouvelle volonté de coopérer de la part de la bête noire des Etats-Unis dans la région.

Le porte-parole du département d’Etat Sean, McCormack, a noté qu’il s’agissait de la troisième prise « d’otages » par les Iraniens depuis la Révolution islamique, après les diplomates américains en 1979 et d’autres soldats britanniques en 2004.

« Nous avons clairement affaire à un régime qui, après plusieurs décennies, continue à prendre les prises d’otages pour un instrument de diplomatie internationale », a-t-il dit.

« Ce qui montrerait qu’ils sont davantage en accord avec la communauté internationale, ce serait qu’ils se conforment avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et suspendent leurs activités d’enrichissement et de conversion d’uranium », a dit M. Johndroe.

M. McCormack a ajouté aux griefs contre l’Iran le soutien qu’il apporterait aux insurgés en Irak et aux groupes terroristes dans la région.

Mais Ali Larijani, chargé du dossier nucléaire à Téhéran, a rejeté toute suspension de l’enrichissement, lors d’un entretien téléphonique avec Javier Solana, le diplomate en chef de l’Union européenne, a rapporté la télévision iranienne.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a pour sa part écarté une libération pour l’instant de cinq Iraniens arrêtés le 11 janvier dans le nord kurde de l’Irak.

Leur sort a nourri les spéculations sur la possibilité d’un échange avec les soldats britanniques. MM. Bush et Blair ont exclu tout marchandage.

Les Américains soupçonnent ces Iraniens d’être impliqués dans les agissements contre leurs troupes et, selon M. Gates, ils n’envisagent même pas de leur accorder un accès consulaire.

Le moindre haussement de ton entre les Etats-Unis et l’Iran fait systématiquement craindre une issue militaire.

L’administration a cependant donné une nouvelle illustration d’un infléchissement diplomatique vis-à-vis d’un régime avec lequel elle n’a plus de relations depuis 1980. Le porte-parole du département d’Etat n’a pas exclu une rencontre à deux entre les chefs de la diplomatie, en marge d’une prochaine conférence internationale sur l’Irak.

Des discussions porteraient exclusivement sur l’Irak, a-t-il souligné. Mais il s’agirait d’un petit pas de plus en direction des Iraniens.

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