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Iran : une ONG critique les conditions des prisonniers d’opinion

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AFP, 23 septembre – L’Association iranienne de défense des droits des prisonniers a critiqué mardi les conditions de détention des prisonniers d’opinion en Iran.

"Les autorités ne reconnaissent pas l’existence de prisonniers politiques, alors que des étudiants ou des activistes politiques sont arrêtés seulement pour avoir critiqué la situation existante", a déclaré Mohammad Javad Mozafar, membre de l’association.

"Nous pensons que ces personnes ne doivent pas être emprisonnées pour avoir seulement exprimé leur point de vue", a-t-il ajouté en présentant le rapport annuel de son organisation lors d’une conférence de presse à Téhéran.

Les responsables de l’association ont affirmé ne disposer d’aucun chiffre précis sur le nombre de ces prisonniers et les autorités n’en fournissent pas.

"Les autorités refusent de coopérer avec notre association et ne nous permettent pas de visiter les prisons", a dit l’avocate Farideh Gheyrat.

Le président de l’Association, Emaddedine Baghi, déjà détenu, est sous le coup d’une nouvelle accusation pour action contre la sécurité nationale.

M. Baghi, arrêté en octobre 2007, a obtenu début septembre une permission de sortie pour raison médicale. Sa peine de prison se termine normalement le 8 octobre mais il doit être rejugé quelques jours avant.

M. Mozafar a également critiqué la discrimination frappant selon lui les prisonniers d’opinion. "Dans certains cas, les autorités refusent d’accorder des permissions de sortie aux prisonniers politiques alors que des personnes condamnées pour trafic de drogue en obtiennent facilement et quelque fois s’évanouissent même dans la nature".

Il a critiqué l’interdiction faite aux avocats d’assister leurs clients lors des interrogatoires ou encore le montant exorbitant des cautions, allant jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars, pour les étudiants ou les activistes politiques ou féministes.

Enfin, les responsables de l’Association ont demandé aux autorités de mettre un terme aux exécutions de jeunes ayant commis un crime alors qu’ils étaient mineurs.

"Garder en prison des jeunes qui ont commis un crime puni de la peine de mort pour les exécuter après leur majorité revient à les condamner à une mort lente", affirme le rapport, qui demande "à la justice et au parlement d’adopter une loi pour empêcher l’exécution de jeunes ayant commis un crime avant leur majorité".

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