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Le CNRI répond au porte-parole du Département d’Etat américain sur Achraf

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Iran Focus : En réponse à Victoria Nuland, porte-parole du Département d’État américain qui avait demandé, dans son communiqué du 18 juin, aux résidents d’Achraf de continuer d’aller au camp Liberty en dépit des conditions humanitaires catastrophiques du camp, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)  a qualifié ce geste « Un gage gratuit, de la part du Département d’Etat envers la dictature iranienne sur le dos de l’OMPI et de la résistance iranienne, dans une année électorale aux États-Unis, qui comme toujours restera stérile. »

À cinq reprises, les résidents d’Achraf et leurs représentants ont montré leur entière bonne foi en acceptant le transfert des deux tiers des résidents d’Achraf vers Camp Liberty. Ils attendent avec impatience la mise en œuvre des engagements du gouvernement irakien, comme souligné dans la déclaration du Département d’État.

Les porte-paroles du département d’État américain s’efforcent vainement de dénaturer le fond du problème. En pleine négociation sur le nucléaire à Moscou, ils ont tenté d’attribuer la suspension, depuis un mois et demi, du transfert du sixième contingent d’Achraf vers Liberty, à la perception qu’auraient l’OMPI et le CNRI de la décision de la Cour d’appel de Washington et de la situation chancelante du gouvernement Maliki en Irak.

Or le fond du problème est tout autre. La vraie question pour laquelle les  discussions se poursuivent depuis plusieurs mois, réside dans la non-application des exigences minimales, légitimes et légales des résidents d’Achraf et de Liberty, formulées depuis l’année dernière dans des centaines de communiqués et de prises de position. Ces requêtes avaient été présentées bien avant le jugement de la Cour d’appel américaine ou avant la déstabilisation du pouvoir de Maliki, et ne sont pas des faits nouveaux. Mais l’exécution des engagements a été reportée à chaque fois du transfert d’un convoi à l’autre. Le jugement de la Cour d’appel de Washington rend cependant pertinent la radiation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de la liste noire, qui a servie de prétexte aux deux massacres perpétrés par le gouvernement irakien.

Le véritable problème des habitants d’Achraf et de Liberty, réside dans la non application des précédents accords et engagements pris par le gouvernement irakien et M. Kobler. Des centaines de lettres, individuelles et collectives par les résidents, ainsi que des dizaines de lettres par les représentants d’Achraf en Irak et à l’étranger, à M. Kobler, au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et à l’ambassadeur Daniel Fried, conseiller spécial de la Secrétaire d’Etat américain pour la question d’achraf, attestent cette réalité et relèvent les violations répétées de ces accords par le gouvernement irakien :

– La demande des résidents d’Achraf pour l’inspection du camp par les États-Unis, a pour but d’empêcher le gouvernement irakien et ses supplétifs iraniens de procéder à une mise en scène consistant à prétendre découvrir des munitions et des explosifs à Achraf une fois les résidents partis.
C’est pourquoi, le représentant des résidents d’Achraf a écrit, le 17 juin 2012, à l’Ambassadeur Daniel Fried, Représentant spécial de la Secrétaire d’État américain :

« Bien que nous estimons que l’inspection d’Achraf n’est pas une tâche difficile pour États-Unis, mais si vous jugez cela inapplicable pour une quelconque raison, nous vous invitons cependant à prendre au moins des dispositions nécessaires pour barrer la route, par un moyen approprié, à tout éventuel machination des régimes iranien et irakien,  afin de  rassurer les prochains groupes de résidents qui iront d’Achraf à Liberty et pour rassurer leurs familles et la communauté iranienne,»

– C’est l’avocat du Département d’Etat qui a prétendu devant la Cour d’appel des Etats-Unis, le 8 mai 2012, qu’Achraf n’avait pas été complètement désarmés, pour ensuite être confronté à une vague de colère et d’indignation de la part des commandants américains, jadis responsables de la protection d’Achraf, ayant eux même inspectés à plusieurs reprises les bâtiments, les installations et les terrains d’Achraf. Il convient de se réjouir cependant que Mme Victoria Nuland, porte-parole du Département d’État américain, dans son communiqué du 18 juin, a déclaré qu’une nouvelle inspection d’Achraf n’est pas nécessaire et a souligné : « Demander au Département d’État d’inspecter Achraf comme pré-requis pour le transfert des autres groupes à Liberty, c‘est s’écarté de la voie. »

Si cette affirmation équivaut que le Département d’État confirme l’absence de fondement des prétentions de l’avocat en question et approuve le jugement de la Cour dans ce domaine, il convient de l’annoncer explicitement. S’appuyant sur les témoignages des commandants responsables de la protection d’Achraf, la Cour n’a même pas daigné s’attarder aux prétentions de l’avocat du Département d’État, sinon elle aurait ordonné l’inspection du camp.

Dans sa décision, la Cour n’a également eu aucune considération pour le fait de lier l’annulation de la désignation terroriste à l’évacuation d’Achraf, s’abstenant de conditionner l’une à l’autre. Lier ou conditionner ces deux questions, ne saurait être qu’une décision politique, pour contourner la décision de la Cour et pour donner suite à la politique de complaisance à l’égard du régime des mollahs.

– Le 15 juin 2012, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a notamment écrit à M. Kobler :
«Vous vous rappelez certainement que depuis décembre dernier, je n’ai eu de cesse de demander que soit publié un document complet sur les dispositions relatives à la réinstallation des résidents; un document dans lequel tout serait résolu. Mais à chaque fois, en l’absence de ce document, nous avons dû aller à travers un processus douloureux et émaillé de crises. Le temps est donc venu que dans notre entretien, tout soit réglé entre nous et vous, par une déclaration commune et ses clauses particulières, de sorte que les besoins pour le transfert de tous les résidents d’Achraf vers Liberty et ensuite vers des pays tiers, soient satisfaits et que leurs droits minimaux soient respectés. »

Mme Radjavi, avait demandé, auparavant, à M. Kobler d’accepter de publier une brève déclaration refusant l’ingérence du régime iranien dans le dossier d’Achraf et de l’OMPI, après quoi il pourrait rencontrer Mme Radjavi, dimanche 17 Juin.

– À cinq reprises, les résidents d’Achraf et leurs représentants ont montré leur entière bonne foi en acceptant le transfert des deux tiers des résidents d’Achraf vers Camp Liberty. Ils attendent avec impatience la mise en œuvre des engagements du gouvernement irakien, souligné dans la déclaration du Département d’État. Dans ces circonstances, il semble que certaines déclarations et Points de presse du Département d’État américain sur Achraf, et l’insistance sur le fait que les résidents doivent immédiatement reprendre leur collaboration avec M. Kobler et le gouvernement irakien, n’ont d’autres utilité que d’être une incitation pour adoucir le climat des négociations à Moscou.

Un gage gratuit, de la part du Département d’Etat envers la dictature iranienne sur le dos de l’OMPI et de la résistance iranienne, dans une année électorale aux États-Unis, qui comme toujours restera stérile.

 

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