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Nucléaire iranien: USA et UE s’accordent sur un projet de résolution

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AFP : 27 sept – Les Européens, qui refusaient un ultimatum contre Téhéran, et les Etats-Unis, qui ont cédé sur ce point, ont conclu un accord à l’arraché permettant l’adoption par l’AIEA à Vienne d’une résolution dure sur le programme nucléaire iranien et ses possibles retombées militaires.

Après trois jours de discussions serrées, Les Etats-Unis et trois grands pays d’Europe – Allemagne, France et Grande-Bretagne – se sont entendus sur un projet de résolution à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont indiqué jeudi soir 16 septembre 2004 les autorités américaines.

Les Américains ont fini par renoncer à fixer un ultimatum au 31 octobre à l’Iran pour se conformer aux exigences et demandes d’explications de l’AIEA ou bien être traduits en novembre devant le Conseil de sécurité des Nations unies en vue de sanctions internationales.

Un diplomate européen a indiqué vendredi que la troïka de l’UE – favorable depuis un an à un dialogue avec les Iraniens – avait obtenu que la menace contre ces derniers soit « implicite » et non pas « explicite ».

Parmi les 35 Etats du Conseil des gouverneurs de l’agence onusienne réunis depuis lundi, une majorité, dont la Chine, la Russie et les pays Non-Alignés soutenaient les Européens, en refusant un mécanisme déclenchant automatiquement des sanctions si l’Iran ne répond pas aux attentes. Moscou a répété vendredi son refus d’un saisine du Conseil de sécurité.

Selon des sources diplomatiques, le texte devait être approuvé par les capitales, avant d’être adopté par l’AIEA samedi voire lundi. Il a déjà été approuvé par le sous-secrétaire d’Etat John Bolton, un des durs de l’administration Bush en charge de la non-prolifération nucléaire, a précisé un responsable du département d’Etat américain.

L’AIEA mène depuis 2003 des inspections pour s’assurer que le programme nucléaire iranien est bien destiné à un usage pacifique comme l’affirme la république islamique et non pas militaire comme le disent les Américains.

Selon un diplomate occidental, les Etats-Unis ont cependant imposé une « formulation vraiment dure. Il y a l’équivalent de deux limites à respecter impérativement dans le texte », a-t-il dit.

Le porte-parole de la délégation iranienne Hossein Moussavian a estimé qu’il ne s’agissait pas d' »une résolution importante ». D’après lui, l’Iran, qui souligne son droit à produire de l’électricité nucléaire, se préoccupe d’abord du rapport du directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, en novembre, « et de la décision finale du conseil » des gouverneurs, a dit M. Moussavian.

Selon M. Moussavian, les Américains « ont besoin de cette propagande pour l’élection présidentielle américaine ». Le projet indique que l’Iran doit « impérativement » clarifier « avant la réunion du conseil du 25 novembre les questions en suspens » avec l’AIEA, telles que les « sources et les raisons d’une contamination à l’uranium enrichi et l’importation, la fabrication et l’utilisation de centrifugeuses ».

Il faut aussi que « l’Iran suspende immédiatement toutes activités liées à l’enrichissement du combustible, y compris la fabrication ou l’importation de pièces détachées de centrifugeuses, l’assemblage et les tests de centrifugeuses, et la production d’informations » pour l’uranium enrichi et les procédures qui permettent de fabriquer un carburant pour un réacteur nucléaire civil mais aussi pour les bombes atomiques.

Selon le projet de résolution, les gouverneurs décideront en novembre « s’il convient ou non de prendre d’autres mesures concernant les obligations de l’Iran dans le cadre du Traité de non-prolifération (TNP) et des demandes faites à l’Iran par le conseil dans cette résolution et celles qui ont précédé ». L’Iran avait accepté à la fin de l’an, dernier de suspendre ses projets d’enrichissement d’uranium, bien que cela soit autorisé par le TNP, en échange d’une coopération civile de Berlin, Paris et Londres. Mais Téhéran est revenu sur son engagement cet été, ce qui a exaspéré les Occidentaux.

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