Le cortège funèbre de Mohammad-Mehdi Abaei et d’Alireza Karbasi, deux jeunes hommes tués par balles par les forces Basij (une branche paramilitaire du CGRI), a eu lieu le jeudi 3 juillet. Les participants ont transformé la cérémonie en une manifestation contre la politique du régime iranien, scandant « Mort à l’oppresseur » et exigeant la poursuite des responsables de leur mort.
Lors de l’enterrement des deux jeunes hommes tués par les forces de sécurité à Hamedan, les participants ont scandé « Je tuerai ceux qui ont tué mon frère ».
Un groupe de participants a également scandé : « Notre ennemi est ici ; ils mentent quand ils disent que c’est l’Amérique.»
Une autre vidéo montre les participants aux funérailles des deux jeunes hommes à Hamedan poursuivant leur protestation en scandant : « Les Iraniens mourront, mais n’accepteront pas l’humiliation. »
Suite aux informations faisant état de la mort de deux jeunes hommes par les forces du régime à Hamedan, l’agence de presse officielle Fars, affiliée au CGRI, a confirmé l’incident et indiqué qu’il résultait de tirs des forces de sécurité sur un véhicule transportant trois personnes.
Fars a rapporté que des agents du régime, soupçonnant un véhicule en raison d’une activité de drone dans la région de Tarik Darreh, ont d’abord tiré des coups de semonce, donné l’ordre d’arrêter le véhicule, puis ouvert le feu sur le véhicule, tuant deux personnes et en blessant une troisième.
Le chef de l’Organisation judiciaire des forces armées de la province de Hamedan a déclaré qu’une plainte avait été déposée auprès des autorités judiciaires et que des enquêtes sur le terrain étaient en cours.
Les deux jeunes hommes s’étaient rendus dans les environs de Hamedan pour une sortie nature.
En 2024, des tirs aveugles des forces militaires dans différentes régions du pays ont tué au moins 163 civils et en ont blessé 321 autres.
Suite au cessez-le-feu de la guerre de 12 jours entre le régime iranien et Israël, les forces de sécurité ont mis en place des points de contrôle, immobilisant les véhicules pendant des heures et procédant à des inspections minutieuses. L’analyse du contenu des téléphones portables, la création de longues files d’attente, le déploiement de mitrailleuses et même la construction de barricades contribuent au renforcement du climat de sécurité.
Selon certaines informations, tous les véhicules sont arrêtés et fouillés aux entrées et sorties de plusieurs villes.

