Invoquant des menaces sécuritaires croissantes, le Danemark a adopté des politiques plus strictes concernant l’admission des chercheurs étrangers, les chercheurs iraniens en particulier risquant d’être disqualifiés.
Selon les médias danois, les responsables de la sécurité et du monde universitaire du pays ont averti que l’accès à des informations sensibles dans des domaines tels que les technologies quantiques, les énergies vertes et l’intelligence artificielle pourrait accroître le risque de fuite d’informations vers des gouvernements étrangers.
L’Université d’Aarhus, l’une des institutions universitaires les plus prestigieuses du Danemark, a annoncé avoir rejeté les candidatures d’au moins 24 chercheurs étrangers depuis le début de l’année. Une part importante de ces candidats étaient de nationalité iranienne, russe ou chinoise.
Les responsables de l’université ont déclaré que la principale raison de ces rejets était le risque que ces personnes accèdent à des informations susceptibles d’être transférées à des pays tiers.
Le Service danois de sécurité et de renseignement (PET) a averti que des pays comme l’Iran pourraient utiliser des chercheurs à des fins d’espionnage, notamment par le biais d’incitations financières, de menaces, de pressions politiques ou de cyberattaques.
Dans ce contexte, certaines universités, dont l’Université de Copenhague, ont mis en place des équipes spécialisées pour effectuer des contrôles de sécurité sur les candidats.
Néanmoins, certains universitaires ont exprimé leur inquiétude quant au risque que ces restrictions nuisent à la collaboration scientifique internationale.
Le Danemark, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, a accordé une plus grande importance à la protection des infrastructures scientifiques et de recherche dans le cadre de ses politiques de défense et de sécurité.
À l’automne dernier, lors d’une session de la commission de l’immigration, des membres du parlement danois ont souligné la nécessité de mesures plus strictes contre les activités antidémocratiques du régime iranien.
Le 1er juillet 2025, le parquet allemand a annoncé l’arrestation d’un citoyen danois au Danemark, soupçonné d’espionnage pour le compte du régime iranien. Ses activités visaient prétendument à recueillir des informations sur les lieux et les personnes liées à la communauté juive de Berlin.
Les inquiétudes concernant les activités d’espionnage et de sabotage du régime iranien et de ses éléments affiliés se multiplient en Europe.
Les services de renseignement du Royaume-Uni, de Suède et des Pays-Bas ont tenu le régime iranien pour responsable d’activités criminelles et de l’utilisation de gangs criminels sur leur sol.

