Ces derniers jours, alors que les crises environnementales, les problèmes de subsistance et les infrastructures, notamment les pénuries d’eau, se sont intensifiées à travers le pays, une vague de protestations populaires a déferlé sur l’Iran. L’incapacité à répondre aux besoins les plus élémentaires de la population a une fois de plus transformé les rues en scènes de protestation.
Le mercredi 25 juillet, les habitants du village de Barzanun, près de Nishapur, ont bloqué la route principale pour protester contre les coupures d’eau persistantes. Les villageois affirment que la pénurie d’eau a paralysé la vie quotidienne, détruit les cultures agricoles, tué du bétail et privé la population d’eau potable. L’indifférence totale des autorités face à cette situation a été le principal déclencheur de ces manifestations.
Dans la ville de Baladeh, dans la région d’Amol, au nord de l’Iran, une autre manifestation a eu lieu en réaction à deux accidents mortels causés par des opérations minières. Les manifestants, scandant « Non aux mines », ont exprimé leur colère face à l’insécurité environnementale et aux pertes en vies humaines dues à l’incompétence des autorités. Ils ont exigé l’arrêt immédiat de toutes les activités minières dans cette région montagneuse.
Dans la ville d’Anar, des dizaines d’habitants se sont rassemblés devant le service local d’électricité le soir du 22 juillet pour protester contre les coupures de courant répétées et les dégâts qui en résultent. Les citoyens ont ironiquement interrogé les autorités locales, demandant de quels équipements leurs familles bénéficient pendant les coupures de courant, tandis que les citoyens ordinaires souffrent de la chaleur, de l’obscurité et subissent des dommages à leurs appareils électriques.
Il convient de noter que ces derniers jours, la ville de Sabzevar a également été le théâtre de manifestations généralisées pendant plusieurs jours consécutifs contre les coupures d’eau et d’électricité. Les habitants ont bloqué les rues et se sont rassemblés devant le bureau du gouverneur, scandant des slogans tels que « Nous n’avons ni eau ni électricité – Gouverneur, dormez-vous ?» L’utilisation de gaz lacrymogènes contre les manifestants n’a pas seulement échoué à les disperser, mais a également attisé la colère de la population. Sabzevar est devenu un symbole de protestation contre la discrimination et l’incompétence du régime dans la gestion des ressources essentielles.
Ces manifestations reflètent clairement le mécontentement social généralisé face à l’incapacité et à l’irresponsabilité du régime à répondre aux besoins les plus élémentaires, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité à la protection des vies contre l’exploitation industrielle et la destruction de l’environnement. Alors que le pays est à l’aube d’un été plus chaud que jamais, la population, opposée à l’oppression et à l’incompétence, entre dans une nouvelle phase de bouleversements sociaux.

