Une majorité de sénateurs italiens ont publié une déclaration ferme dénonçant le régime clérical iranien face à la forte augmentation des exécutions, notamment de prisonniers politiques. La déclaration souligne que depuis l’entrée en fonction du président Pezeshkian il y a dix mois, au moins 1 200 exécutions ont eu lieu. Nombre des personnes visées, précise-t-elle, sont des militants de l’opposition, notamment des membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Rien qu’au cours des derniers mois de 2024, neuf prisonniers politiques affiliés à l’OMPI auraient été condamnés à mort.
La déclaration a été approuvée par une large coalition multipartite, comprenant un ministre en exercice, deux anciens ministres, des présidents de commissions du Sénat, des présidents de commissions et de nombreux vice-présidents. Elle condamne ce qu’elle décrit comme une campagne systématique d’arrestations arbitraires, de torture et de condamnations à mort à motivation politique visant à réprimer la dissidence. Les signataires soulignent : « Soutenir le peuple iranien dans sa demande de changement de régime est à la fois une politique juste et un impératif moral.»
La majorité du Sénat a exprimé son soutien au Plan en dix points proposé par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Sa proposition envisage la création d’une république laïque et démocratique fondée sur l’égalité des sexes, l’abolition de la peine de mort et un Iran non nucléaire.
Appelant des gouvernements démocratiques à prendre des « actions concrètes et décisives », les sénateurs ont souligné que soutenir la quête de liberté et de justice du peuple iranien est essentiel pour instaurer une paix et une sécurité durables dans la région.
- Condamnant la recrudescence des exécutions, notamment de prisonniers politiques, et attirant l’attention sur au moins 1 200 exécutions en seulement dix mois.
- Soutenant le Plan en dix points de Maryam Radjavi pour un Iran laïc, démocratique et non nucléaire, avec l’égalité des droits et l’abolition de la peine de mort.
- Inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) parmi les organisations terroristes en Europe, la qualifiant de « très attendue ».
- Fermer les ambassades du régime iranien impliquées dans le terrorisme et la répression à l’étranger.
La déclaration présente plusieurs mesures clés et conclut qu’un engagement international ferme est nécessaire, plaçant le peuple iranien, sa résistance organisée et la revendication plus large d’un changement démocratique au cœur de toute approche fondée sur des principes envers l’Iran.

