Le Commandement central américain (CENTCOM) a signalé la saisie de cargaisons d’armes destinées aux Houthis au Yémen, un groupe armé soutenu par le régime iranien, et a déclaré que ces saisies avaient été effectuées par les Forces de résistance nationale du Yémen.
Dans un communiqué publié jeudi, le CENTCOM a indiqué que le 6 août, les forces de sécurité yéménites, en coordination avec le procureur général et les autorités portuaires d’Aden, avaient saisi une cargaison contenant des drones, des systèmes de propulsion à réaction, des appareils sans fil et des composants de contrôle avancés destinés aux Houthis, soutenus par l’Iran.
Selon le rapport, la cargaison, destinée à la ville yéménite d’Al-Hodeïda, a été acheminée vers Aden et inspectée conjointement par les unités antiterroristes, les douanes et la police.
Les responsables yéménites ont déclaré que la cargaison faisait partie d’un vaste réseau de contrebande qui utilise le port d’Al-Hodeïda, contrôlé par les Houthis, pour transférer du matériel militaire de pointe aux organisations terroristes de la région.
Le CENTCOM a déclaré que cette saisie visait à soutenir les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et à renforcer l’engagement du Yémen en faveur de la stabilité régionale et de la sécurité maritime.
L’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, a salué cette action, déclarant que, pour la deuxième fois en trois semaines, il félicitait les forces du gouvernement légitime du Yémen pour leur persévérance à stopper l’afflux de munitions et d’équipements iraniens destinés aux Houthis.
Ce n’est pas la première fois que des cargaisons destinées aux Houthis sont saisies avant d’atteindre leur destination.
Le 16 juillet 2025, le Commandement central américain a annoncé que les Forces de résistance nationale du Yémen, dirigées par le général Tariq Saleh, avaient intercepté la plus importante cargaison d’armes iraniennes de pointe destinée aux Houthis au Yémen.
Mercredi 16 juillet, le CENTCOM a déclaré dans un communiqué que la cargaison, pesant plus de 750 tonnes, comprenait des centaines de missiles de croisière avancés, des missiles antinavires et antiaériens, des ogives, des systèmes de guidage, des moteurs de drones, des équipements de défense aérienne, des systèmes radar et des outils de communication.
Selon les forces yéménites, des manuels en persan ont été découverts parmi la cargaison saisie, et de nombreux systèmes étaient fabriqués par une entreprise liée au ministère iranien de la Défense, sous le coup de sanctions américaines.
Le lendemain, Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié de « sans fondement » les informations faisant état d’une livraison militaire iranienne au Yémen destinée aux Houthis, déclarant : « Il s’agit d’une campagne médiatique contre l’Iran.»
Cependant, le 18 juillet, le Wall Street Journal, citant de multiples saisies d’armes avancées au Liban, en Syrie et près du Yémen, a rapporté que ces incidents témoignaient d’une volonté renouvelée du régime iranien de réarmer ses forces supplétives.
Selon le rapport, le régime iranien reconstitue rapidement les stocks d’armes des Houthis suite aux frappes américaines et israéliennes.
Par ailleurs, le régime iranien a récemment envoyé des armes au Hezbollah par petits véhicules via la Syrie, alors qu’auparavant, il utilisait des camions.
Le Wall Street Journal a également rapporté que Téhéran, poursuivant ses efforts pour armer les groupes militants au Moyen-Orient, envoie des missiles au Hezbollah au Liban et tente de transférer davantage d’armes d’Irak vers la Syrie.

