La Turquie a gelé les avoirs d’un grand nombre de personnes et d’entités liées aux activités nucléaires du régime iranien. Cette décision fait suite à l’activation du mécanisme de « snapback » et en coordination avec les sanctions des Nations Unies visant à faire pression sur Téhéran au sujet de son programme nucléaire.
Cette décision, publiée le mercredi 1er octobre par décret exécutif du président turc Recep Tayyip Erdoğan, vise les personnes et organisations impliquées dans le programme de développement nucléaire du régime iranien, notamment les compagnies maritimes, les entreprises énergétiques et les centres de recherche.
Cette décision fait suite au rétablissement des sanctions des Nations Unies. Mercredi, les puissances occidentales, dont les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni, ont annoncé la réimposition des sanctions des Nations Unies contre Téhéran, ainsi que de nouvelles sanctions visant les programmes nucléaire et balistique du régime iranien.
Qui figure sur la liste noire de la Turquie ? Le gel des avoirs en Turquie s’applique aux personnes physiques et morales de divers secteurs, notamment aux installations nucléaires, aux compagnies maritimes, aux sociétés énergétiques et aux centres de recherche iraniens.
Parmi les entités visées figurent l’Organisation de l’énergie atomique du régime iranien, la Banque Sepah, la Banque Sepah International, le Centre de recherche et de production de combustible nucléaire d’Ispahan, le Centre de technologie nucléaire d’Ispahan, le Centre de recherche nucléaire de Karaj, le Centre de recherche nucléaire agricole et médicale, la Compagnie maritime Iran-Inde, la Novin Energy Company, la Pars Tarash Company, la Jaber ibn Hayan Company, la Pioneer Energy Industries Company et la Southern Iran Shipping Lines.
La liste des personnes dont les avoirs ont été gelés en Turquie comprend Bahman Asgarpour, Mohammad Fadaei Ashiani, Abbas Rezaei Ashtiani, Haleh Bakhtiar, Morteza Behzad, Hossein Hosseini, entre autres.
Ces sanctions imposées par la Turquie interviennent alors que le président du régime iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré, mardi 30 septembre, qu’en réponse au mécanisme de retour à la normale et au rétablissement des sanctions de l’ONU, le régime devait donner la priorité à « l’expansion des échanges commerciaux avec les pays voisins ».
Reprise des sanctions suite au retour à la normale
Ces derniers jours, depuis l’activation du mécanisme de retour à la normale, les États-Unis et leurs alliés ont insisté sur le rétablissement des sanctions de l’ONU.
Le mercredi 1er octobre, le Canada a annoncé avoir réimposé les sanctions de l’ONU contre le régime iranien suite à l’activation du mécanisme de retour à la normale par trois pays européens, invoquant les activités de prolifération nucléaire continues de Téhéran et ses violations de ses engagements internationaux.
Les sanctions réimposées par Ottawa comprennent une interdiction générale d’exportation et d’importation d’équipements nucléaires, de missiles et à double usage ; l’interdiction de fournir une assistance technique et financière dans ces domaines ; un embargo complet sur les armes ; et l’interdiction d’entretenir les navires iraniens.
Parallèlement, le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé que, dans le cadre du mécanisme de retour à la normale et du rétablissement des sanctions de l’ONU, il avait réappliqué des sanctions contre 121 personnes et entités liées aux programmes nucléaire et balistique du régime iranien.
Mercredi, le département du Trésor américain a également annoncé l’ajout de 21 entités et 17 personnes liées aux réseaux d’approvisionnement en armes du régime iranien à sa liste de sanctions.
Avant même le retour à la normale, en juillet dernier, le Trésor américain avait annoncé des sanctions contre 22 entreprises et entités, dont des sociétés basées en Turquie, pour leur rôle dans le contournement des sanctions et le financement des ventes de pétrole du régime iranien à la Force Al-Qods du CGRI.

