Selon les dernières données sur les réservoirs des barrages iraniens, le volume d’eau entrant dans les barrages entre le 23 septembre (début de l’année hydrologique en cours) et le 18 octobre a diminué de 39 %, et les précipitations ont été nulles dans 21 provinces. Actuellement, les barrages iraniens ne sont remplis qu’à 34 % en moyenne.
L’agence de presse officielle ILNA a rapporté le vendredi 24 octobre que le volume total d’eau entrant dans les barrages iraniens entre le 23 septembre et le 18 octobre s’élevait à 780 millions de mètres cubes, soit une baisse de 39 % par rapport aux 1,29 milliard de mètres cubes enregistrés à la même période l’année dernière.
Le débit d’eau a également diminué de 29 % en raison de restrictions de gestion.
Selon les statistiques officielles, le volume total d’eau stocké dans les barrages du pays atteint désormais 17,66 milliards de mètres cubes, contre 23,31 milliards de mètres cubes à la même période l’an dernier, soit une baisse de 24 % cette année.
Le taux de remplissage moyen des barrages iraniens est estimé à seulement 34 %.
Le 22 septembre, Mohammad Reza Kavianpour, directeur de l’Institut de recherche sur l’eau, a averti que les précipitations cet automne seraient « inférieures à la normale » et que la crise de l’eau dans le pays persisterait.
Le même jour, l’agence de presse officielle IRNA rapportait que seulement 36 % de la capacité totale des barrages iraniens était remplie.
Selon certaines informations, 22 barrages à travers le pays sont dans un état critique, avec une capacité inférieure à 15 %. Parmi les barrages alimentant Téhéran en eau, ceux d’Amir Kabir sont à 11 %, de Lar à 2 %, de Taleghan à 38 % et de Latyan-Mamlu à 9 %.
Dans d’autres régions du pays, la forte baisse des réserves en eau se poursuit. Les barrages du bassin du lac d’Ourmia ont vu leur niveau baisser de 40 % par rapport à l’année dernière, tandis que dans la province du Khouzistan, les barrages de Karkheh, Marun et Jarreh ont enregistré des baisses respectives de 49 %, 70 % et 26 %.
Dans la province d’Hormozgan, les barrages d’Esteghlal et de Shamil-Niyan ont vu leurs réserves s’épuiser jusqu’à 100 %, tandis que dans la province du Golestan, les barrages de Voshmgir, Boostan et du Golestan sont pratiquement à sec.
Aucune pluie dans 21 provinces
Selon les données officielles, les précipitations totales du 23 septembre au 17 octobre n’ont atteint que 1,9 millimètre, contre 56 millimètres en moyenne sur le long terme et 3,9 millimètres l’an dernier.
D’après ces chiffres, 21 provinces iraniennes n’ont enregistré aucune pluie en octobre, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes quant à l’approvisionnement en eau pour l’agriculture et l’eau potable dans les mois à venir.
Les provinces sans précipitations comprennent Téhéran, Markazi, Kermanshah, Khouzistan, Fars, Kerman, Khorasan-e-Razavi, Ispahan, Sistan-et-Baloutchistan, Kurdistan, Hamedan, Chaharmahal-et-Bakhtiari, Lorestan, Ilam, Kohgiluyeh-et-Boyer-Ahmad, Bushehr, Zanjan, Yazd, Hormozgan, Qom et Khorasan-du-Sud.
Les experts préviennent que la baisse continue des précipitations et la diminution des réserves des barrages pourraient faire de cet automne l’un des plus secs de l’Iran depuis dix ans.
Parallèlement, malgré les avertissements répétés concernant la gestion des ressources en eau, aucune solution durable n’a été mise en œuvre et, dans certains cas, les responsables du régime iranien ont dû interrompre temporairement les activités dans certaines provinces afin d’empêcher une nouvelle détérioration.

