Lors du soulèvement national de janvier 2026, le régime iranien a perpétré un nouveau crime : Amir Mohammad Kouhkan, jeune entraîneur de futsal, arbitre, ancien gardien de but d’équipes de la province de Fars et entraîneur de jeunes, a été tué samedi 3 janvier au soir à Neyriz, dans la province de Fars. Il a été abattu par les forces de sécurité iraniennes.
Mais la brutalité du régime ne s’est pas arrêtée là. Ses agents ont enlevé son corps ensanglanté et l’ont emmené dans un lieu inconnu. Malgré tous leurs efforts, sa famille et ses amis n’ont pas pu déterminer où il se trouvait.
Selon des sources, dimanche 4 janvier, des agents des services de renseignement ont convoqué et interrogé les parents d’Amir Mohammad. Furieux que la nouvelle de la mort de leur fils ait été rendue publique, ils ont demandé : « Pourquoi les médias étrangers ont-ils publié cette information ? Pourquoi a-t-on mentionné la FIFA ? »
Le régime iranien a menacé la famille pour qu’elle « avoue » devant les caméras de la chaîne de télévision d’État de la province de Fars qu’Amir Mohammad n’était pas un manifestant, mais qu’il avait quitté son domicile pour « aider les pauvres » et qu’il avait été tué par des « manifestants ». Face au refus des parents de se soumettre à ce récit mensonger, le régime a contraint l’oncle de la famille à répéter ces accusations fabriquées de toutes pièces devant les caméras.
Selon des sources proches de la famille, les habitants de Neyriz sont furieux. C’est une petite ville, et tout le monde sait qui a tué Amir Mohammad. Mais le régime tente de tromper la population par le mensonge. Les services de sécurité se sont même indignés que la Fédération Internationale de Football (FIFA) ait été informée et ait demandé à la famille de garder le silence afin que le corps puisse leur être remis.
La principale crainte de la famille est que le régime n’enterre secrètement Amir Mohammad de nuit, dans un lieu tenu secret, afin qu’aucune cérémonie ne puisse avoir lieu. C’était un jeune homme travailleur qui, après avoir été gardien de but, était devenu entraîneur et arbitre. Toute la ville l’aimait, et aujourd’hui, tous le pleurent.
Ce crime s’inscrit dans le cadre des pratiques récurrentes du régime iranien : meurtres, enlèvements de corps, pressions exercées sur les familles pour obtenir des aveux forcés et diffusion de désinformation par les médias.

