Les événements survenus aux premières heures du mardi 3 mars 2026 ont plongé la région dans une nouvelle phase du conflit. Une série de frappes aériennes, de missiles et de drones ont été signalées en Iran et dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Parallèlement, des responsables américains, israéliens et iraniens ont fait connaître leurs positions officielles. Ces événements se déroulent alors que le débat sur la succession au pouvoir suprême à Téhéran s’intensifie.
Le président américain Donald Trump, dans une interview accordée à NewsNation, a déclaré qu’une riposte à l’attaque contre l’ambassade américaine à Riyad et à la mort de militaires américains serait apportée prochainement. Il a insisté sur le fait que cette riposte serait décisive. Dans le même temps, des médias proches du régime iranien ont fait état de frappes aériennes massives sur Téhéran.
Tôt mardi matin, le complexe de la Radio-Télévision de la République islamique d’Iran (IRIB), la chaîne de télévision d’État iranienne, à Téhéran, a été la cible d’une frappe aérienne. Des avions de chasse ont également bombardé plusieurs endroits à Téhéran et Karaj. Les détails précis concernant l’étendue des dégâts et le nombre de victimes n’ont pas encore été communiqués. Selon les informations disponibles, plusieurs sites ont été touchés.
L’agence de presse Human Rights Activists News Agency a rapporté qu’une partie du mur de la prison d’Evin à Téhéran a été détruite par une frappe de missile. La zone autour de l’université Imam Hossein, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et le mur de la prison ont été visés. L’organisation a averti que l’état des prisonniers est inconnu et que leur vie est en danger immédiat. Cet incident a exacerbé les préoccupations relatives aux droits humains dans un contexte de conflit régional.
Par ailleurs, un militant politique d’Abdanan a rapporté que la quasi-totalité des détenus arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026 dans cette ville ont été libérés. Seul Ahmad Alizadeh reste en détention. Cette information a été publiée dans un contexte d’escalade du conflit régional.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a déclaré à Fox News que le détroit d’Ormuz est totalement ouvert. Le commandement central iranien (CENTCOM) a souligné que le régime iranien n’effectuait aucune patrouille et qu’aucun signe de minage n’avait été constaté. Il a également affirmé que la navigation se poursuivait et que le détroit était sous contrôle. Ces déclarations intervenaient dans un contexte d’inquiétudes quant aux perturbations des approvisionnements énergétiques mondiaux.
L’extension du conflit régional à plusieurs pays a conduit
Le CENTCOM à annoncer que les forces américaines avaient détruit le quartier général du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et ses installations de contrôle. Simultanément, l’agence de presse officielle Tasnim, affiliée au CGRI, a rapporté que l’ambassade américaine au Koweït avait été visée. Dans un communiqué n° 13, le CGRI a revendiqué la destruction du bâtiment principal de commandement et du quartier général d’une base aérienne américaine à Bahreïn.
Reuters, citant la soi-disant Résistance irakienne, a rapporté qu’une attaque de drone avait été menée contre un hôtel abritant des forces américaines à Erbil. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré à Fox News qu’Israël n’entrerait pas dans une guerre sans fin. Il a insisté sur le fait que toute action entreprise serait rapide et décisive.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré que l’objectif de l’opération américaine était de détruire les capacités balistiques, les drones et les forces navales iraniennes. Il a ajouté que les frappes militaires américaines les plus dévastatrices étaient encore à venir et que la prochaine phase serait encore plus dévastatrice. M. Rubio a exprimé l’espoir que le peuple iranien parviendrait à renverser ce gouvernement et à bâtir un nouvel avenir. Ces prises de position indiquent que le conflit régional s’est étendu.
Reuters a rapporté que des images satellites montrent des frappes sur les sites nucléaires iraniens. L’Institut pour la science et la sécurité internationale a également annoncé que deux attaques contre des installations souterraines d’enrichissement d’uranium à Natanz avaient été recensées. Par ailleurs, la phase 11 de Pardis, ville située au nord-est de Téhéran, a été ciblée lors de ces attaques.
La course à la succession dans un contexte de guerre régionale
Face à ces développements, le collègue d’Ahmad Khatami à l’Assemblée des experts, le religieux Mohsen Moallemi, a déclaré que le délai nécessaire à la désignation d’un nouveau guide suprême ne serait pas long. Il a souligné que l’Assemblée des experts – l’organe constitutionnellement chargé de nommer le guide suprême – vote selon des critères religieux et que les préférences politiques n’entrent pas en ligne de compte. Hossein Marashi, une figure politique proche du camp réformiste, a déclaré que l’Assemblée des experts devait choisir un dirigeant capable de rassembler le plus large consensus national possible. Il a ajouté que le futur dirigeant devait jouir d’une légitimité sociale.
Reuters a rapporté qu’après la mort de Khamenei, son fils Mojtaba Khamenei et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, Rouhollah Khomeini, sont les principaux prétendants à la succession. L’agence a également mentionné un conseil de direction provisoire composé, selon certaines sources, du président Massoud Pezeshkian, d’Alireza Arafi (haut dignitaire religieux et membre de l’Assemblée des experts) et de Gholam-Hossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire. Il a par ailleurs été indiqué que Téhéran garde espoir de surmonter le conflit.
Ces développements, pris dans leur ensemble, montrent que la guerre régionale est entrée dans une nouvelle phase. Les attaques réciproques, le ciblage d’installations sensibles et l’émergence du débat sur la succession ont plongé la région dans une instabilité sans précédent.
Les récents événements démontrent que la structure politique au pouvoir en Iran a fait du pays un enjeu majeur de la guerre régionale. Persister dans cette voie n’apportera ni stabilité intérieure ni sécurité régionale. L’expérience des quatre dernières décennies démontre que ce cycle de tension et de répression ne s’arrêtera pas sans un changement fondamental.

