Le lundi 23 mars 2026, la guerre entrait dans son vingt-quatrième jour et les inquiétudes quant à son avenir s’intensifiaient. Les attaques contre les infrastructures énergétiques iraniennes et les menaces réciproques contre les infrastructures régionales suscitaient une vive inquiétude.
Donald Trump a déclaré que les pourparlers étaient « constructifs » et que Téhéran souhaitait un accord, ajoutant qu’un accord pourrait être conclu dans les jours qui suivaient. Il a également annoncé un report conditionnel de cinq jours des attaques contre les infrastructures énergétiques iraniennes et a souligné que les négociations se poursuivaient.
Cette décision a entraîné une chute des prix du pétrole et du gaz ; le baril américain est tombé à environ 89 dollars et le Brent a frôlé les 100 dollars. Les analystes attribuent cette baisse à une diminution des tensions.
Trump a également affirmé que « le changement de régime en Iran a déjà eu lieu » et, faisant référence à l’assassinat de certains responsables, a évoqué des changements dans la structure du pouvoir et la possibilité d’un modèle similaire à celui du Venezuela. Il a une fois de plus insisté sur le principe de « la paix par la force ».
En revanche, l’armée israélienne a annoncé le lancement d’une nouvelle vague d’attaques contre Téhéran et ses infrastructures, précisant avoir ciblé une unité affiliée à la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Beyrouth.
Un article du Washington Post fait état de la situation précaire et de l’isolement de Mojtaba Khamenei, présenté comme le nouveau guide du régime iranien et fils de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, et indique qu’il aurait été blessé.
Parallèlement à l’intensification des affrontements militaires, des signes d’activité diplomatique se font jour. Toutefois, le régime iranien et le CGRI refusent toute négociation, et la situation demeure complexe et floue. La Turquie, l’Égypte et le Pakistan jouent un rôle de médiateurs entre Téhéran et Washington et des messages ont été échangés entre les deux parties. Des sources font état de progrès dans ce processus.
Réaffirmant son principe de « paix par la force », Trump a averti que si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert sous 48 heures, les centrales électriques iraniennes seraient prises pour cible. En réponse, les forces armées du régime iranien ont menacé de représailles.
Le département d’État américain a mis en garde ses ressortissants à travers le monde contre les perturbations aériennes et les menaces pesant sur les intérêts américains, et facilite l’évacuation de ses citoyens des zones à haut risque.
Kataib Hezbollah, milice irakienne soutenue par l’Iran, a prolongé de cinq jours la suspension de ses attaques contre l’ambassade américaine à Bagdad, tout en avertissant qu’elle riposterait en cas d’attaque.
Des informations font état de frappes aériennes d’envergure sur Téhéran (districts 1, 4, 11, 13 et 21), ainsi que sur les villes de Tabriz, Khorramabad, Yazd et Karaj, accompagnées de fortes explosions et de l’activation des systèmes de défense aérienne.
Les attaques iraniennes par missiles et drones contre Israël et les pays de la région se poursuivent, tandis que les États du Golfe signalent avoir intercepté des menaces. En Jordanie, le passage d’un missile a été signalé, et la diffusion d’images montrant des tirs de missiles à Mashhad a suscité de vives réactions.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que la capacité de déstabilisation de l’Iran avait diminué et que 22 pays s’étaient coordonnés pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, a affirmé que les attaques iraniennes avaient des conséquences géopolitiques et a ajouté que ces actions avaient renforcé la coopération en matière de sécurité entre les pays du Golfe et les États-Unis.
Le président Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont insisté sur la nécessité de rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz, le qualifiant de vital pour la stabilité du marché de l’énergie.
Les pays du Golfe ont averti les États-Unis que des attaques contre les infrastructures iraniennes pourraient entraîner des représailles et menacer les installations régionales.
Le président français Emmanuel Macron a condamné les attaques iraniennes, a exprimé son soutien à l’Arabie saoudite et a souligné l’importance de la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Des responsables américains ont déclaré que toutes les options, y compris des frappes contre des installations nucléaires, restaient envisagées et que les opérations contre les fortifications iraniennes dans le détroit d’Ormuz se poursuivaient.
Des explosions ont été signalées à Téhéran, Ispahan et Khorramabad, mais leur vérification indépendante est difficile en raison des restrictions imposées aux médias.
Le Premier ministre libanais a déclaré que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dirige les opérations du Hezbollah et que le Liban est entraîné dans une guerre qu’il n’a pas souhaitée.

