Au 33e jour du conflit, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis pourraient mettre fin aux hostilités avec l’Iran d’ici deux à trois semaines. S’adressant à la presse mardi dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, il a déclaré que l’Amérique se retirerait bientôt de ce conflit et que cela pourrait se produire dans les deux à trois semaines à venir.
M. Trump a ensuite souligné que la fin des opérations militaires américaines ne dépendait pas nécessairement d’un accord diplomatique avec Téhéran. Interrogé sur la nécessité de négociations pour apaiser les tensions, il a affirmé que l’Iran n’était pas tenu de conclure un accord avec Washington et que les États-Unis n’avaient pas non plus conditionné leur retrait à un tel accord.
Il a toutefois précisé que la principale condition à la fin du conflit était un affaiblissement significatif des capacités stratégiques de l’Iran. Selon lui, l’objectif des États-Unis est d’affaiblir le régime iranien au point qu’il ne soit plus en mesure d’acquérir rapidement l’arme nucléaire. Trump a déclaré qu’une fois cet objectif atteint, les forces américaines quitteraient la région.
Le président américain a également affirmé, lors d’une interview accordée à NBC News, que la guerre touchait à sa fin. Évoquant les performances militaires des États-Unis, il a déclaré que les capacités militaires iraniennes avaient été gravement affectées et a ajouté que les interlocuteurs iraniens se comportaient désormais de manière plus rationnelle qu’auparavant. Il a réaffirmé que Washington ne permettrait pas à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.
Parallèlement, un sondage conjoint Reuters/Ipsos révèle qu’une large majorité d’Américains souhaite une fin rapide de ce conflit. D’après ce sondage, 66 % des citoyens américains estiment que les États-Unis devraient mettre fin au conflit avec l’Iran au plus vite, même sans atteindre pleinement leurs objectifs. Par ailleurs, 60 % des personnes interrogées s’opposent à la poursuite des frappes militaires, et beaucoup ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences économiques de la guerre, notamment la hausse du coût de la vie et l’augmentation du prix des carburants.

