L’examen des annonces de location dans les 4e et 5e arrondissements de Téhéran révèle qu’en avril, le dépôt de garantie moyen atteignait environ 10 milliards de rials, et le loyer mensuel s’élevait à 310 millions de rials (soit environ 6 700 $ et 205 $ respectivement). Ces chiffres alarmants témoignent de la gravité de la crise du logement et de l’incapacité croissante des ménages à se loger.
Dans le même temps, le salaire minimum d’un travailleur avec deux enfants atteint à peine 100 $ par mois.
Dans ces deux arrondissements, contrairement à la moyenne de la ville où la pression se concentre principalement sur le dépôt de garantie, les propriétaires accordent une importance quasi égale au dépôt et au loyer mensuel. La superficie moyenne des logements proposés est de 91 m², et l’âge moyen des immeubles est de 5,5 ans.
Un loyer mensuel de 310 millions de rials pour des couples actifs aux revenus moyens n’est plus un simple chiffre ; il représente un obstacle majeur et épuisant à la vie quotidienne à Téhéran. Pour de nombreuses familles, un tel coût signifie renoncer à une part importante de leurs besoins essentiels et s’enfoncer davantage dans la pauvreté.
On estimait auparavant que le loyer moyen à Téhéran était d’environ 90 millions de rials (environ 60 $) par mois, auxquels s’ajoutait 12 milliards de rials (environ 80 000 $) de dépôt de garantie. Cependant, dans les 4e et 5e arrondissements, compte tenu des revenus de certains locataires, il semble que les propriétaires puissent encore pratiquer des loyers mensuels élevés, une situation devenue inévitable pour les locataires.

