Des rapports documentés de ces dernières années montrent que l’exécution de prisonniers politiques baloutches en Iran est devenue une pratique courante et systématique. Ce processus débute dès l’arrestation et se poursuit jusqu’à l’exécution de la sentence. À chaque étape, des violations massives des droits humains sont constatées. Les données publiées par le Réseau de documentation sur les droits humains du Baloutchistan dressent un tableau cohérent de ce processus sur la période 2013-2026.
Dans ces cas, les exécutions ont principalement été menées sur la base d’accusations liées à la sécurité. Des accusations telles que « rébellion armée » (baghi), « inimitié envers Dieu » (moharebeh) et « corruption sur terre » (efsad-e fel-arz) ont été fréquemment invoquées. Ces accusations sont portées dans un contexte de sécurité renforcée. De nombreux accusés n’ont pas eu la possibilité de se défendre efficacement. Des noms comme Amer Ramesh, Abdolbaset Dehani et Javid Dehghan Khaled figurent parmi ces affaires. Le traitement de ces dossiers a manqué de transparence.
Absence de procès équitables lors de l’exécution de prisonniers politiques baloutches
L’examen de ces affaires révèle que les normes d’un procès équitable n’ont pas été respectées dans de nombreux cas. Dans de nombreuses affaires, les accusés se sont vu refuser l’accès à un avocat. Abdolbaset Dahani et Rostam Zeinoddini comptent parmi eux. Certains prisonniers ont été détenus dans l’incertitude pendant des années. Hamid Mirbaluchzehi et Meysam Chandani en sont des exemples. Dans certains cas, les peines initiales ont été commuées en peines de mort. Ces changements ont été effectués sans transparence.
Des rapports font également état du recours à la torture pour extorquer des aveux. Ce problème a été soulevé dans des affaires comme celles d’Amer Ramesh et d’Abdolbaset Dahani. Des aveux forcés ont été diffusés par les médias officiels. Trois prisonniers exécutés en 2018 ont également subi de telles conditions. Mohammad Shahbakhsh, Esmail Shahbakhsh et Hayatollah Nouti-Zehi figurent parmi eux. Ce schéma se répète dans l’exécution des prisonniers politiques baloutches.
Exécutions de masse de prisonniers baloutches
Les exécutions de masse constituent également un aspect de ce schéma. En 2013, 16 prisonniers baloutches ont été exécutés collectivement. Des cas similaires ont été signalés les années suivantes. L’exécution de trois prisonniers en 2023 et de trois autres en 2025 à Mashhad, une ville importante du nord-est de l’Iran, en font partie. Ces exécutions ont souvent été menées dans le cadre de procédures conjointes.
Parallèlement à ces cas, les droits des familles ont également été bafoués. Dans de nombreux cas, les familles n’ont pas été informées de la date d’exécution. L’avis n’a été donné qu’après l’exécution, souvent par téléphone. Certaines familles se sont vu refuser une dernière visite. Dans certains cas, les corps des personnes exécutées ont été restitués avec retard. Ces problèmes ont été largement signalés dans les affaires d’exécution de prisonniers politiques baloutches.
Des rapports font également état de pressions sécuritaires visant à obtenir la coopération des accusés. Dans certains cas, des accords leur ont été proposés en échange de leur coopération. En cas de refus, leur sort était scellé et ils étaient condamnés à mort. Cette question a été soulevée dans l’affaire de Mohammadkarim Barkezaei Akson et d’autres. Un tel processus remet en cause la légalité de ces affaires.
Recours fréquent à des accusations de sécurité, absence de procès équitables et recours à la torture
L’examen de ces affaires révèle que l’exécution des prisonniers politiques baloutches suit un schéma précis. Le recours fréquent à des accusations de sécurité, l’absence de procès équitables et le recours à la torture en sont les caractéristiques principales. Des exécutions de masse et des violations des droits familiaux s’y ajoutent.
L’exécution des fils du peuple iranien ne se limite pas au Baloutchistan. Le régime iranien a lancé une vaste campagne d’exécutions de ses opposants, qui s’étend de jour en jour. Ces exécutions ne sont que des instruments utilisés pour assurer la survie du régime et contrôler la société afin de prévenir les soulèvements et les rébellions du peuple iranien visant à renverser la dictature.

