Bloomberg, citant le cabinet d’analyse Kpler, rapporte que le régime iranien fait face à une crise croissante de stockage de pétrole. Les capacités de stockage restantes ne devraient suffire que pour 12 à 22 jours environ.
Selon ce rapport, le blocus naval imposé par les États-Unis aux ports contrôlés par le régime iranien a fortement réduit les exportations de pétrole, le chargement de pétrole brut dans ces ports ayant chuté d’environ 70 %.
Kpler indique que les exportations de pétrole brut du régime iranien sont passées d’une moyenne d’environ 1,85 million de barils par jour en mars à environ 567 000 barils par jour. Parallèlement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est quasiment à l’arrêt, et le cabinet rapporte n’avoir observé aucun pétrolier réussir à contourner le blocus naval américain dans la zone.
Bloomberg a indiqué que si cette tendance se maintient, le régime iranien pourrait être contraint, d’ici mi-mai, de réduire sa production pétrolière de 1,5 million de barils supplémentaires par jour, alors même que, selon Goldman Sachs, il a déjà réduit sa production quotidienne de pétrole brut de 2,5 millions de barils par jour.
Toutefois, les répercussions financières de cette crise ne seront pas immédiates. Kpler souligne que les cargaisons de pétrole iranien mettent généralement environ deux mois pour atteindre les ports chinois, et que les acheteurs disposent ensuite de plusieurs mois supplémentaires pour effectuer leurs paiements. Par conséquent, malgré la forte pression exercée sur les infrastructures pétrolières, l’impact total de cette crise sur les revenus du régime ne devrait se manifester que dans trois à quatre mois.

