Des rapports font état d’une pression et de restrictions croissantes à l’encontre des prisonnières politiques en Iran, et plus particulièrement des femmes arrêtées pour leur soutien à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Selon ces rapports, le processus d’imposition de nouvelles restrictions, d’ouverture de nouveaux dossiers judiciaires et de prononcé de peines supplémentaires à l’encontre de ces détenues s’est intensifié au cours des dernières semaines.
Dans ce contexte, Shiva Esmaeili et Elaheh Fouladi, deux prisonnières politiques détenues à la prison d’Evin à Téhéran, ont fait l’objet de nouvelles poursuites après avoir protesté contre le décès de Somayeh Rashidi ; elles ont chacune été condamnées à une peine supplémentaire de six mois de prison pour « insulte au Guide suprême ». Somayeh Rashidi, âgée de 42 ans, était décédée en octobre 2025 à la prison de Qarchak, à Varamin, faute de soins médicaux — un incident qui avait, à l’époque, suscité de vives réactions parmi les prisonniers politiques.
Le système judiciaire du régime iranien confisque les biens de 40 autres individus #FreeIran2026 #FreeIran10PointPlan #IranEconomy #IranWarhttps://t.co/OMbJzbUMXZ
— Iran Focus (@Iran_Focus) May 7, 2026
Il a également été rapporté que sept prisonnières politiques — parmi lesquelles Zahra Safaei, Forough Taghipour, Marzieh Farsi, Elaheh Foladi, Arghavan Fallahi, Shiva Esmaeili et Golrokh Iraee — se sont vu refuser tout droit de visite familiale en raison de leur participation à des activités de protestation au sein de la prison et à la campagne « Les mardis sans exécution », notamment en chantant des chansons et en scandant des slogans contre les exécutions.
À la prison de Yazd, une autre prisonnière politique et sympathisante de l’OMPI/MEK, Parisa Kamali, ferait l’objet de pressions sévères. Selon des sources bien informées, les autorités pénitentiaires, invoquant des « conditions particulières », ont refusé de lui fournir les médicaments nécessaires et de la transférer vers des centres médicaux, suscitant de vives inquiétudes quant à son état de santé. Des rapports indiquent par ailleurs qu’elle fait l’objet d’un ordre de transfert vers la prison de Khash, située dans la région du Baloutchistan, au sud-est de l’Iran.
En réaction à ces développements, plusieurs organisations de défense des droits humains et groupes de plaidoyer ont appelé la communauté internationale à accorder une attention accrue à la situation des prisonniers politiques en Iran — et plus particulièrement à celle des femmes — tout en soulignant la nécessité de mener une enquête indépendante sur les conditions de détention.

