Le département du Trésor des États-Unis a annoncé, mardi 7 juillet, la révocation de la licence générale autorisant la vente de pétrole brut, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques par le régime iranien. Cette décision fait suite aux récentes attaques contre plusieurs pétroliers dans le détroit d’Ormuz ; des attaques que Washington a attribuées au régime iranien, avertissant qu’elles auraient des conséquences.
Reuters et l’Agence France-Presse (AFP), citant un responsable américain, ont rapporté que le gouvernement des États-Unis avait révoqué la licence qui permettait au régime iranien de vendre du pétrole. Ce responsable a souligné que les agissements du régime dans le détroit d’Ormuz étaient « totalement inacceptables » et qu’ils entraîneraient de graves conséquences.
Cette mesure intervient alors que l’organisation UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations) a signalé que trois pétroliers avaient été attaqués dans les eaux du détroit d’Ormuz et ses environs ces derniers jours. Des responsables américains ont indiqué que les premières constatations suggéraient l’implication du régime iranien dans ces attaques, bien qu’aucun groupe n’en ait revendiqué la responsabilité et que le régime iranien n’ait pas réagi à ces accusations.
Selon ces informations, deux pétroliers — l’un transportant du pétrole brut saoudien et l’autre du gaz naturel liquéfié (GNL) qatarien — ont été attaqués le 6 juillet. Le lendemain, un troisième pétrolier a été touché par un projectile dans la même zone ; autant d’incidents qui ont une fois de plus compromis la sécurité de l’une des voies de transit énergétique les plus importantes au monde.
Malgré ces tensions, le responsable américain a insisté sur le fait que Washington continuait de privilégier la voie diplomatique et que les négociateurs américains œuvraient de bonne foi pour parvenir à un accord définitif avec le régime iranien. Toutefois, il a averti que les récentes attaques pourraient fragiliser l’entente entre les deux parties et gravement compromettre les négociations.
Cette révocation survient alors que l’assouplissement des restrictions sur les exportations de pétrole constituait l’une des incitations économiques majeures des négociations entre les États-Unis et le régime iranien. Avec cette dernière décision du Trésor américain, la pression économique exercée sur le régime iranien s’est de nouveau accrue.
Les exportations de pétrole demeurent la principale source de devises étrangères pour le régime iranien. Malgré les sanctions américaines, le régime a continué d’exporter une grande partie de son pétrole ces dernières années, notamment vers la Chine. Selon les observateurs, la révocation de la licence autorisant les ventes de pétrole et de produits pétrochimiques pourrait exercer une pression accrue sur les ressources financières du régime et limiter davantage sa capacité à financer ses dépenses intérieures ainsi que ses activités régionales.

