Le dimanche 26 juillet, des retraités affiliés à l’Organisation de la sécurité sociale iranienne ont organisé des rassemblements de protestation simultanés à Téhéran, Ahvaz, Kermanshah et Shush. Ils entendaient ainsi dénoncer la détérioration de leurs conditions de vie, l’inflation galopante, la flambée des prix, la baisse du pouvoir d’achat, l’insuffisance des soins de santé et ce qu’ils ont qualifié de violation de leurs droits. Dans certaines villes, les manifestants ont également scandé des slogans s’opposant au bellicisme, aux condamnations à mort et aux arrestations de militants syndicaux et de la société civile.
Téhéran : « Nos salaires sont en rials, nos dépenses sont en dollars »
Un groupe de retraités de la sécurité sociale s’est rassemblé devant le siège de l’Organisation de la sécurité sociale à Téhéran pour protester contre les conditions économiques difficiles et la baisse constante du pouvoir d’achat, tout en exigeant que leurs revendications soient prises en compte.
En scandant « Nos salaires sont en rials, nos dépenses sont en dollars », les manifestants ont souligné que la hausse constante des prix des biens et services entraînait de graves difficultés pour un grand nombre de retraités.
Ahvaz : Manifestation sur les conditions de vie malgré une chaleur extrême
À Ahvaz, des retraités de la sécurité sociale se sont également rassemblés devant le bureau provincial de la sécurité sociale du Khouzistan, malgré une chaleur extrême.
Pour protester contre la situation économique, l’inflation et les conditions de vie précaires, les manifestants ont scandé des slogans tels que « Iran riche, qu’est-ce qu’un responsable incompétent t’a fait ? » et « Assez de bellicisme, nos tables sont vides ». Ils ont réclamé une amélioration de leurs conditions de vie ainsi que des pensions reflétant le coût réel de la vie.
Kermanshah : Manifestation contre la guerre, l’inflation et les condamnations à mort
À Kermanshah, des retraités de la sécurité sociale se sont aussi rassemblés devant le bureau local de l’organisme. Outre les protestations concernant les conditions de vie, l’inflation, la guerre et les problèmes de santé, ils ont exprimé leur soutien aux prisonniers condamnés à mort.
Les participants ont scandé des slogans comme « D’Ispahan à Téhéran, contre la peine de mort » et « Contre la peine de mort, nous tiendrons bon jusqu’au bout ». Les retraités ont également exprimé leurs revendications à travers des slogans tels que : « Inflation, prix élevés, non à la guerre et à la destruction », « Tant d’oppression et d’injustice nous ont poussés dans la rue », « Unité, unité contre la pauvreté et la corruption », « Les soins de santé devraient être gratuits, mais ils sont devenus payants, mes amis »,
« Libérez les travailleurs emprisonnés » et « Libérez les enseignants emprisonnés ».
Shush : Détermination à poursuivre les protestations jusqu’à satisfaction des revendications
À Shush, les retraités affiliés à la Sécurité sociale ont également organisé un rassemblement de protestation, soulignant qu’ils continueraient à défendre leurs revendications économiques et liées au monde du travail.
Aux cris de « Ce n’est que dans la rue que nous obtiendrons nos droits », les manifestants ont déclaré qu’ils poursuivraient leurs actions jusqu’à ce que leurs exigences soient satisfaites.
Dans leur déclaration et leurs slogans, les retraités de Shush ont formulé diverses revendications économiques et sociales, notamment : des augmentations de salaire alignées sur le coût de la vie ; la maîtrise de l’inflation et de la hausse des prix ; la création d’emplois ; la régulation des loyers ; la gratuité de l’éducation et des soins de santé ; la garantie du droit de manifester et de faire grève ; la libération des manifestants détenus ; la fin de la répression sécuritaire ; la lutte contre la corruption ; l’élimination de la discrimination ; et une répartition équitable des richesses.
Ces manifestations simultanées de retraités dans quatre villes surviennent alors que les protestations concernant les conditions de vie, la baisse du pouvoir d’achat, l’inflation et la hausse des prix sont devenues une constante pour les retraités et autres salariés dans diverses villes d’Iran ces derniers mois.

