Un nouveau rapport du Centre de recherche parlementaire du régime iranien dresse un tableau alarmant de l’avenir des conditions de vie et de l’extension de la pauvreté en Iran. Selon le journal officiel *Siasat Rooz* du 27 juillet : « Si la tendance actuelle se poursuit, le taux de pauvreté passera de 41 % en 2026 à 45,5 % en 2028. » Par conséquent, près de la moitié de la population du pays vivrait en dessous du seuil de pauvreté. Ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs économiques ; ils reflètent une réalité vécue par de nombreux citoyens, marquée par la hausse des dépenses quotidiennes, la baisse du pouvoir d’achat et la difficulté croissante à satisfaire les besoins fondamentaux.
La pauvreté : des statistiques officielles à la réalité quotidienne de la population
Dans son rapport, le Centre de recherche parlementaire du régime iranien souligne que l’aggravation de la pauvreté ne se limite pas à la baisse des revenus des ménages. Il identifie, parmi les conséquences majeures de cette tendance, la détérioration de la qualité de l’éducation, l’exclusion progressive des soins de santé des budgets familiaux, la malnutrition, la hausse du taux de décrochage scolaire, l’augmentation du travail des enfants et la prolifération des fléaux sociaux.
Le rapport signale également un recul de l’optimisme social. De nombreuses familles ont été contraintes de réduire leur panier alimentaire. Certains jeunes ont reporté le moment de fonder une famille, tandis que beaucoup de retraités sont confrontés à des choix difficiles entre l’achat de médicaments et le paiement de leur logement. Ces exemples illustrent le fait que la crise des conditions de vie a dépassé le stade des statistiques pour s’inscrire dans le quotidien.
Les zones rurales : nouvel épicentre de la crise des conditions de vie
L’une des sections clés du rapport se concentre sur les zones rurales. Le Centre de recherche parlementaire du régime iranien avertit que la pauvreté progresse plus rapidement dans les régions rurales que dans les zones urbaines. Cette tendance pourrait avoir des conséquences allant bien au-delà de la simple baisse des revenus ruraux.
Selon le journal officiel *Siasat Rooz* : « La poursuite de cette tendance accroît la probabilité de migrations massives vers les villes, de l’extension des habitats informels, du déclin de la population rurale et de l’affaiblissement du secteur agricole. Ces évolutions pourraient avoir des répercussions économiques et sociales considérables sur la structure du pays. »
Le rapport parlementaire du régime iranien : une critique de l’action publique
Dans une autre section, le rapport indique que les racines de la crise des conditions de vie ne se limitent pas aux sanctions ou au contexte international. Le journal public *Siasat Rooz* écrit : « Ces dernières années, les conditions de vie de la population et les questions sociales n’ont pas constitué la priorité absolue de l’action publique ; aucun programme durable n’a été mis en œuvre pour endiguer la pauvreté, renforcer la classe moyenne et améliorer le bien-être de la population. »
Le rapport souligne également que, bien que les tensions sécuritaires et la situation régionale puissent exacerber les pressions économiques, des problèmes tels que l’inflation chronique, la baisse du pouvoir d’achat, le recul des investissements et la montée de la pauvreté existaient déjà au sein de l’économie iranienne et ne peuvent être attribués uniquement aux événements récents.
L’érosion de la classe moyenne et les inégalités sociales croissantes
Le rapport du Centre de recherche parlementaire du régime iranien avertit que si les tendances actuelles se poursuivent, non seulement le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté augmentera, mais la classe moyenne sera davantage fragilisée. Ce rétrécissement de la classe moyenne pourrait aggraver les inégalités économiques, réduire le capital social et accroître la méfiance de la population.
Le rapport conclut en soulignant que si ces tendances perdurent, la pauvreté cessera d’être un simple défi économique pour devenir une crise généralisée touchant les sphères sociale, culturelle et même sécuritaire. C’est pourquoi le Centre de recherche parlementaire du régime iranien considère ces chiffres comme un avertissement sérieux quant à l’avenir des conditions de vie et du bien-être de la population en Iran.
Le rapport du Centre de recherche parlementaire du régime iranien dresse un tableau où les indicateurs économiques sont étroitement liés au quotidien de nombreux citoyens. Selon ce document, la hausse du coût de la vie, la baisse du pouvoir d’achat et l’extension de la pauvreté pourraient s’amplifier si les tendances actuelles se maintiennent, entraînant des conséquences majeures pour la structure économique et sociale du pays.

