Alors que persistent les tensions liées à la sécurité maritime dans le golfe Persique et en mer Rouge, des responsables irakiens ont indiqué que les négociations avec le régime iranien, visant à garantir le passage en toute sécurité des pétroliers par le détroit d’Ormuz, sont toujours en cours. Toutefois, Bagdad affirme que Téhéran n’a pas honoré ses engagements antérieurs.
Bassem Mohammed Khudair, le ministre irakien du Pétrole, a déclaré à l’agence de presse officielle irakienne que Bagdad espère conclure, dans les prochains jours, des accords avec le régime iranien garantissant la sécurité et la fluidité du passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
Selon lui, ces négociations se sont poursuivies parallèlement aux récentes visites du Premier ministre irakien Ali Falih al-Zaidi, dans le cadre de consultations politiques et économiques entre les deux parties.
Ces déclarations interviennent au lendemain des propos de Haider al-Aboudi, porte-parole du gouvernement irakien, indiquant que Bagdad avait reçu des assurances de la part du président du régime iranien, Masoud Pezeshkian, selon lesquelles les pétroliers irakiens seraient exemptés des restrictions imposées dans le détroit d’Ormuz.
Cependant, M. al-Aboudi a souligné que cette promesse n’avait pas encore été concrétisée, ajoutant que Téhéran continue de considérer le détroit d’Ormuz comme l’un de ses principaux leviers d’action dans la crise actuelle.
Parallèlement, la Turquie a également soutenu l’initiative de l’Arabie saoudite visant à mettre en place une coalition multinationale de défense maritime, destinée à protéger les voies de navigation internationales et à garantir la sécurité du commerce mondial.
Lors d’un entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a fermement condamné les attaques menées par la milice houthie — soutenue par l’Iran — contre des navires commerciaux en mer Rouge, et a réaffirmé le soutien total d’Ankara aux efforts de Riyad pour assurer la sécurité maritime.
Les deux dirigeants ont également évoqué les derniers développements régionaux, les relations bilatérales ainsi que les moyens d’élargir la coopération politique et sécuritaire.
L’Arabie saoudite a proposé la formation d’une coalition multinationale de défense maritime à la suite de l’intensification des attaques de la milice houthie, soutenue par le régime iranien, contre des navires commerciaux et des pétroliers. Les responsables saoudiens présentent cette initiative comme un effort international visant à protéger la liberté de navigation, la sécurité énergétique et la continuité du commerce mondial.

