Une source gouvernementale irakienne a déclaré au média Shafagh News que l’Organisation irakienne de commercialisation du pétrole (SOMO) menait des négociations intensives avec des compagnies maritimes étrangères pour assurer le transport du pétrole du pays via le détroit d’Ormuz ; des pourparlers avec une entreprise allemande sont d’ailleurs sur le point d’aboutir à un accord.
Selon ces informations, le régime iranien a accepté d’autoriser le passage de pétroliers battant pavillon irakien par le détroit, et Bagdad compte tirer parti de cette autorisation pour acheminer son pétrole brut depuis les ports du sud de l’Irak vers les marchés mondiaux.
La SOMO a entamé des négociations avec deux compagnies maritimes, l’une américaine et l’autre allemande. La société américaine a refusé d’arborer le pavillon irakien sur ses navires, tandis que la société allemande s’est déclarée prête à utiliser le pavillon irakien pour le transport de pétrole depuis les ports irakiens via le détroit d’Ormuz.
D’après la source, l’accord conclu avec le régime iranien prévoit que les pétroliers irakiens ne paieront pas de droits de transit pour traverser le détroit d’Ormuz.
Toutefois, Bagdad a encore besoin de l’approbation ou de l’autorisation des États-Unis pour finaliser ce dispositif, et les responsables irakiens espèrent obtenir ce feu vert prochainement.
Selon le ministère irakien du Pétrole, le pays a exporté environ 49 millions de barils de pétrole en juillet, dont plus de 30 millions ont transité par le détroit d’Ormuz.
Bloomberg : L’Arabie saoudite a recours à des transferts de pétrole discrets via le détroit d’Ormuz
Bloomberg a rapporté que l’Arabie saoudite avait commencé à proposer des cargaisons de pétrole au large des côtes d’Oman. Cette initiative pourrait signaler une augmentation des expéditions via le détroit d’Ormuz, en utilisant la méthode dite de « navette » (ou transbordement) et des mouvements de pétroliers discrets.
Selon l’article, Saudi Aramco a fourni des cargaisons de pétrole par le biais de transferts de navire à navire, notamment dans les eaux proches du port de Sohar, dans le golfe d’Oman. Bloomberg a précisé que ces cargaisons de pétrole brut avaient très probablement été chargées dans des installations saoudiennes situées à l’intérieur du golfe Persique.
Dans le cadre de cette méthode, des pétroliers transportent des cargaisons depuis l’intérieur du golfe Persique, traversent le détroit d’Ormuz, puis les transfèrent sur d’autres navires dans le golfe d’Oman. Certains de ces trajets sont effectués avec les systèmes de positionnement et les émetteurs des navires désactivés, afin d’empêcher le suivi de leur itinéraire. Les Émirats arabes unis ont par le passé largement recouru à cette méthode pour acheminer du pétrole via le détroit d’Ormuz, et un rapport de Bloomberg laisse désormais entendre que l’Arabie saoudite pourrait elle aussi orienter une part plus importante de ses exportations par cette voie.
Selon des données satellitaires, des pétroliers représentant une capacité de transport cumulée d’au moins 9 millions de barils ont chargé leur cargaison au cours de la semaine écoulée aux terminaux d’exportation de Ras Tanura et sur des sites voisins. Parallèlement, un nombre important de très grands pétroliers saoudiens (VLCC) se sont rassemblés à l’extérieur du golfe Persique.

