Ce mardi 25 août, la campagne « Des mardis contre les exécutions » s’est poursuivie et étendue à 61 prisons à travers le pays. Dans une déclaration, les prisonniers participant à cette campagne, évoquant les exécutions et les condamnations à mort prononcées contre des prisonniers politiques au cours de la semaine écoulée, ont souligné que la prison de Ghezel Hesar était devenue un véritable haut lieu des exécutions.
Texte intégral de la déclaration de la campagne « Des mardis contre les exécutions »
La prison de Noor rejoint la campagne « Des mardis contre les exécutions », qui entre dans sa 135ᵉ semaine et s’étend désormais à 61 prisons.
Ces jours-ci, les conditions économiques de la population deviennent de plus en plus difficiles en raison de l’inefficacité du régime, de ses politiques antisociales et de ses politiques génératrices de crises. Dans le même temps, au lieu de résoudre les crises, le régime ne fait que réprimer la société. Afin d’empêcher les protestations, il poursuit les exécutions, notamment celles de jeunes manifestants et de prisonniers politiques, et chaque jour nous sommes témoins de l’exécution de l’un de ces êtres chers.
La semaine dernière, deux prisonniers politiques arrêtés lors des manifestations de janvier, Ghaem Hosseini, à la prison d’Ispahan, et Majid Adineh, à la prison centrale de Karaj, ont été pendus. Parallèlement, des condamnations à mort ont été prononcées ou confirmées contre plusieurs autres prisonniers politiques, notamment Arghavan Fallahi, à la prison pour femmes d’Evin, Rasoul Rezaei, à la prison de Vakilabad à Machhad, ainsi que Mohammadreza Majidi-Asl, transféré de la prison du Grand Téhéran à Ghezel Hesar.
Ce transfert soudain à Ghezel Hesar, centre des exécutions dans la province de Téhéran et l’un des principaux lieux de mise à mort du régime, a considérablement accru l’inquiétude de sa famille. Les procédures judiciaires dans les affaires de ces personnes, qui risquent de voir leur condamnation à mort exécutée à tout moment, ont, comme celles de nombreux autres prisonniers, été profondément injustes et opaques.
Le régime iranien confirme la condamnation à mort de la prisonnière politique Arghavan Fallahi #IranHumanRightshttps://t.co/IOzKLCKf1e
— Iran Focus (@Iran_Focus) August 24, 2026
Par ailleurs, 378 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année iranienne, le 22 mars, et le nombre total a dépassé les 4 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Pezeshkian. Au cours de la semaine écoulée, le régime autoritaire au pouvoir a procédé à des changements au sein de l’appareil judiciaire. Ces changements ont été effectués à la suite de propositions et d’interventions directes des institutions de sécurité et constituent un grave danger pour les prisonniers et les personnes condamnées à mort, car il n’existe aucune institution indépendante chargée d’examiner et de juger leurs dossiers. Ces personnes sont même privées du droit de choisir leur propre avocat.
Face à cette situation, la campagne « Des mardis contre les exécutions » et les prisonniers résistants continuent de tenir bon et de persévérer. Cette semaine, un groupe de prisonniers de la prison de Noor, dans le nord de l’Iran, a également rejoint la campagne « Des mardis contre les exécutions ». Ces prisonniers placent leur seul espoir dans leur force collective, dans le peuple et dans les consciences éveillées qui, sans relâche, continuent de se dresser contre la machine à tuer.
Nous remercions sincèrement les retraités ainsi que toutes celles et tous ceux qui, lors de rassemblements et dans leurs communautés, font entendre partout le cri de « Non aux exécutions ». L’appel des enseignants à dire « Non aux exécutions » doit également recevoir le soutien des travailleurs et des autres forces sociales. Nous saluons les enseignants qui ont été à l’avant-garde et les pionniers dans la promotion et la poursuite de cette voie.
Dans chaque salle de classe, les enfants doivent apprendre que le principe fondamental est toujours le droit à la vie et à vivre, et non la mort et l’exécution. Ce mardi 25 août, au cours de la 135ᵉ semaine de la campagne, les membres de la campagne « Des mardis contre les exécutions » sont en grève de la faim dans 61 prisons à travers le pays.

