IranIran (actualité)L'Iran va libérer deux Suédois détenus depuis mars 2006

L’Iran va libérer deux Suédois détenus depuis mars 2006

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AFP, Téhéran, 16 avril – Deux Suédois, détenus en Iran depuis mars 2006 pour avoir photographié des installations militaires, vont être libérés lundi après-midi, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, dans un communiqué reçu par l’AFP.

« Dans le cadre de la politique humanitaire de la République islamique d’Iran (…) deux ressortissants suédois arrêtés le 20 mars 2006 pour action illégale et condamnés à deux années de prison, ont été graciés et seront libérés aujourd’hui à 18H00 (14H30 GMT) », a déclaré M. Hosseini.

Stefan Johnansson et Jori Hjortmar seront libérés en présence de Urban Ahlin, vice-président de la commission des Affaires étrangères du parlement suédois, qui se trouve en Iran. Au cours des huit derniers mois, M. Ahlin s’esdt rendu à trois reprises en Iran pour parler des relations bilatérales et évoquer la libération des deux hommes.

Les deux Suédois, accusés d’espionnage en Iran après avoir photographié des installations militaires, avaient été condamnés à deux ans de prison.

Les deux hommes avaient comparu le 22 avril 2006 devant un tribunal de Bandar Abbas (sud) pour avoir, selon les autorités, photographié des sites militaires, installations navales et postes de télécommunications dans l’île méridionale de Qeshm, dans le Golfe.

Le quotidien suédois Aftonbladet avait rapporté fin mars 2006 que les deux hommes, gés de 30 à 40 ans et originaires de l’ouest de la Suède, travaillaient sur des chantiers de construction.

L’Iran a libéré le 25 février le Français Stéphane Lherbier puis le 12 mars l’Allemand Donald Klein après quinze mois de détention.

Interpellés dans le Golfe lors d’une partie de pêche le 29 novembre 2005, MM. Lherbier et Klein ont été condamnés à 18 mois de prison pour entrée illégale dans les eaux territoriales iraniennes.

Enfin, l’Iran a autorisé le 13 avril le départ du pays du chercheur français Stéphane Dudoignon, retenu contre son gré depuis la fin janvier en Iran.
Le chercheur français avait récupéré son passeport qui lui avait été retiré lors de son interpellation dans le sud-est de l’Iran.

Spécialiste de l’islam contemporain en Asie Centrale, il avait été appréhendé le 30 janvier alors qu’il photographiait une procession religieuse dans la province sensible du Sistan-Balouchistan (sud-est), située à la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan.

Le 5 avril, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait annoncé la grce et la libération de 15 marins britanniques, accusés d’avoir pénétré dans les eaux territoriales, en « cadeau » au peuple britannique, près de deux semaines après leur capture.

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