IranNucléaireL'Iran menace de réduire sa coopération avec l'AIEA

L’Iran menace de réduire sa coopération avec l’AIEA

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7sur7 (Belgique), 14 juin – L’Iran pourrait réduire sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), si de nouvelles sanctions de l’ONU étaient prononcées contre Téhéran, a indiqué jeudi à Vienne l’ambassadeur iranien Ali Asghar Soltanieh. « Chaque action appellera une réaction », a-t-il déclaré à la presse, au dernier jour d’une réunion des 35 pays membres de l’exécutif de l’AIEA à Vienne.

Maîtres de la technologie

L’Iran s’est assuré la maîtrise de l’enrichissement d’uranium et il est désormais trop tard pour le contraindre à suspendre ses activités dans ce domaine, a-t-il souligné. « Le fait, confirmé par l’AIEA, est que nous sommes désormais maîtres de la technologie (de l’enrichissement) », a affirmé M. Soltanieh en ajoutant: « La suspension, qui n’a aucune base technique et légale, a également perdu son intérêt politique. Elle ne peut plus être justifiée d’aucune manière ».

La République islamique a porté le nombre de ses centrifugeuses qui procèdent à l’enrichissement d’uranium à 1.300 à la mi-mai, selon un rapport du directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei. Téhéran est sous la menace d’une troisième série de sanctions de l’ONU à la demande des pays occidentaux. Cette perspective peut cependant être évitée, si l’Iran acceptait de geler son programme comme l’exige la communauté internationale, a souligné jeudi l’ambassadeur américain auprès de l’AIEA Gregory Schulte.

Suspension des activités

« Nous souhaitons des négociations pour parvenir à un règlement pacifique. Mais pour que l’Iran intègre ces négociations, il lui faut écouter le Conseil des gouverneurs (de l’AIEA) et le Conseil de sécurité, et suspendre les activités à la source d’une telle inquiétude internationale », a-t-il déclaré à la presse.

Jeudi l’ambassadeur d’Allemagne Peter Gottwald, avait souligné, au nom de l’Union européenne, que l’attitude de défi de l’Iran et son refus de coopérer pleinement avec les inspecteurs de l’AIEA entraîneraient « de nouvelles mesures appropriées » au Conseil de sécurité, avec le soutien des 27 pays Européens. « Les options sont épuisées. Lisez entre les lignes », a répliqué M. Soltanieh jeudi, en signifiant qu’un tel scénario pourrait provoquer une nouvelle réduction de la coopération de son pays avec l’AIEA.

3.000 centrifugeuses

« Aussi, soyons pragmatiques et asseyons-nous ensemble », a-t-il ajouté, en assurant que « l’Iran est tout à fait prêt à garantir qu’il n’y aura pas de détournement de ses activités d’enrichissement à des fins prohibées ». L’Iran, qui revendique son droit à l’énergie nucléaire civile, pourrait exploiter 3.000 centrifugeuses d’ici fin juin ou fin juillet, selon un haut diplomate proche de l’AIEA, et jusqu’à 8.000 d’ici à fin décembre, selon des propos de M. ElBaradei rapportés par un autre diplomate à Vienne.

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