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Washington exerce des pressions « très fortes » pour que Total quitte l’Iran

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AFP, 5 octobre – Les Etats-Unis exercent des pressions « très fortes » sur le groupe pétrolier français Total pour qu’il quitte l’Iran, a déclaré vendredi son patron Christophe de Margerie, tout en mettant en garde contre l’imposition de nouvelles sanctions contre Téhéran.

« Aucun pays, aussi puissant soit-il, ne peut décider de façon unilatérale où une compagnie pétrolière peut investir », explique le patron du 4e groupe pétrolier mondial au quotidien français Le Monde.

A la question « y a-t-il eu des pressions américaines pour que Total quitte l’Iran », M. de Margerie répond: « très fortes. Mais je n’en ai pas de la France ». « Si une entreprise comme la notre devait écouter ces pays qui décident qui est bon et qui est méchant, où en serait-elle? », explique-t-il.

« Le bon exemple, c’est la Libye. Nous avons subi de très fortes pressions du grand pays anglo-saxon pour qu’on quitte la libye. Puis il a renoué avec Kadhafi et tout est redevenu normal ».

La France vient de demander à ses sociétés privés de ne pas répondre aux appels d’offres de l’Iran, accusé de vouloir de se doter de l’arme atomique. Paris prône désormais des sanctions économiques européennes contre l’Iran, parallèlement à celles du Conseil de sécurité de l’ONU.

« Il ne faudrait pas que de nouvelles sanctions empêchent (l’Iran) d’honorer ses dettes », alors que Téhéran est en train de rembourser à Total ses investissements antérieurs, met en garde M. de Margerie.

« On ne peut réclamer des cours du baril sous contrôle et, dans le même temps, pousser les pays producteurs à fermer le robinet. Ce pétrole, on est bien obligé d’aller le chercher là où il est », selon lui.

Total produit 20.000 barils équivalent pétrole par jour en Iran, sur une production totale annuelle de 2,35 millions. Des sanctions à l’égard du groupe français pourraient toutefois compromettre sa participation dans Pars LNG, un important projet de gaz naturel liquéfié.

Le ministre iranien du Pétrole, Gholam Hossein Nozari, a averti à plusieurs reprises que ce projet pourrait être confié à des sociétés iraniennes. M. de Margerie affirme ne pas croire à une attaque américaine contre l’Iran. « Si on y croyait, je demanderais immédiatement le rapatriement de notre personnel », explique-t-il.

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