Le lundi 13 avril, sept prisonniers politiques détenus dans le quartier 7 de la prison d’Evin à Téhéran ont été transférés brutalement, violemment et de manière humiliante dans des cellules d’isolement du quartier 3 de la prison de Ghezel Hesar. Pour de nombreuses familles de prisonniers politiques, le nom de cet établissement est synonyme de pressions, d’isolement et de graves menaces de mort.
Parmi les personnes transférées figurent Miryousef Younesi, un prisonnier politique de 71 ans, et Mehdi Vafaee, un prisonnier politique de 40 ans. Mehdi Vafaee a été arrêté en juin 2022 et condamné à six ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et « appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ». Sa mère, Shiva Esmaili, est également prisonnière politique et détenue dans le quartier des femmes de la prison d’Evin. Elle a été arrêtée en février 2023 et condamnée à 10 ans de prison.
Au même moment, trois autres prisonniers politiques – Abolfazl Rahbar, Omid Rahbar et Farshid Dolatiyari – ont également été transférés de la prison de Fashafouyeh (également connue sous le nom de Grand Pénitencier de Téhéran) à la prison de Ghezel Hesar. Ces trois prisonniers sont également accusés d’« appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran ».
Selon le rapport publié, des agents du pouvoir judiciaire du régime iranien ont rasé la tête des sept prisonniers politiques avant leur transfert d’Evin, puis les ont déplacés menottés, enchaînés et les yeux bandés. Les prisonniers ont également été battus avec des jets d’eau avant le transfert et ont été blessés.
Le transfert brutal de ces prisonniers à l’unité 3 de Ghezel Hesar, accompagné de passages à tabac, d’humiliations et d’une rupture de tout contact avec leur environnement habituel, a accru les inquiétudes quant à leur état de santé et leur sécurité. Le Conseil national de la résistance iranienne (une coalition d’opposition) a également appelé le Rapporteur spécial des Nations Unies et une mission internationale d’établissement des faits à se rendre immédiatement sur le lieu de détention de ces prisonniers et à clarifier les raisons de leur transfert dans cette prison.

