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Iran: communications coupées avec le fils et l’avocat de Sakineh (soutien français)

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AFP: Le philosophe français Bernard-Henri Lévy a affirmé lundi être sans nouvelles depuis dimanche du fils et de l’avocat de Sakineh Mohammadi Ashtiani, Iranienne condamnée à la lapidation, ainsi que de deux journalistes allemands qui les avaient rencontrés.

Bernard-Henri Lévy, qui s’est fortement engagé en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani, craint que les quatre hommes n’aient été arrêtés, une « information qui demande encore à être confirmée ».

Selon un communiqué publié lundi sur le site internet de la revue du philosophe, La règle du jeu, une conversation téléphonique entre Mina Ahadi, porte-parole du Comité international contre la lapidation, et l’un des deux journalistes qui se trouvaient dans le bureau de l’avocat en compagnie du fils de Sakineh, a été brutalement interrompue dimanche.

« Sajjad (ndlr, Ghaderzadeh, le fils de Sakineh) avait accepté de donner cette interview à condition qu’elle se tienne dans le bureau de l’avocat Houtan Kian. Je m’occupais de traduire l’interview quand sur les coups de 17 heures, un incident s’est produit. Le journaliste allemand a alors demandé ce qui se passait et a été forcé de raccrocher. Depuis, les téléphones portables de Sajjad, Houtan Kian, et des deux journalistes sont tous les quatre éteints », a expliqué Mina Ahadi, depuis Francfort (Allemagne).

La revue n’a pas souhaité communiquer l’identité du journaliste et du photographe.

Toujours selon la revue, la famille de Sajjad Ghaderzadeh a « confirmé » que le fils de Sakineh n’était pas rentré chez lui, et le bureau de l’avocat Houtan Kian a été fermé par les autorités iraniennes. En outre, d’après Mina Ahadi, « le journaliste et le photographe allemands qui menaient l’interview ne sont pas non plus rentrés à leur hôtel ».

« Le gouvernement allemand lui-même est en train, de son côté, d’essayer de tirer au clair les circonstances de cette étrange et hallucinante péripétie », a écrit Bernard-Henri Lévy.

Sakineh Mohammadi-Ashtiani, 43 ans, a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment.

 

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